‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 42 sur 270 · Vit. Theodori i>yk., n · texte numérisé non relu

Vit. Theodori i>yk., n

peuvent convoler en secondes noces. Les chantres le peuvent, et les lecteurs, mais force leur est, s'ils le font, de rester toute leur vie dans le degré hiérarchique où cette seconde union les a trouvés. Sous aucun prétexte, la diaconesse ne doit laisser un homme séjourner chez elle, pas plus que l'évêque une femme chez lui. On tolère, par contre, que les autres clercs partagent leur maison avec leurs très proches parentes ^ .

Les clercs, pour vivre, exercent en certaines circonstances des professions libérales ou même des métiers manuels. Pour donner un exemple entre cent, on trouve à Alexandrie deux lecteurs cordonniers, à Jérusalem un diacre et à Ancyre un prêtre batteurs d'argent. C'est vme loi, par ailleurs, que les ministres de l'autel restent laboureurs si l'ordination les a trouvés attachés à la glèbe. Mais en général, dans les cités surtout, les ecclésiastiques vivent sur les revenus de l'église pour laquelle ils sont ordonnés ^.

Leur devoir est, entre autres choses, d'y chanter les louanges de Dieu, et telle novelle leur enjoint de ne pas se décharger de cette obligation sur des voix étrangères. Quitter l'église de leur ordination pour une autre ne leur déplaît pas outre mesure parfois. Surtout, comme leurs évêques, ils cèdent volontiers à l'attirance de Constantinople, trop heureux d'échanger leur poste provincial contre une prébende à Sainte-Sophie. De là, une pléthore d'hagiosophites. Justinien, attentif aux moindres détails, veut couper court à ce désordre en fixant par deux lois de 535 que la cathédrale de la cité reine et les trois églises annexes ne devront pas avoir plus de quatre cent vingt-cinq clercs, soit soixante prêtres, cent diacres, quarante diaconesses, quatre-

i. Nov. VI, 5, 6; CXXIII, 14, 29, 30.

2. Vit. Joannis Eleem., p. 81); Vit. Sabœ, n. 78; CIG, n. 0258; Nov, CXXIII, 17; VI, 8.

vingt-dix sous-diacres, cent dix lecteurs et vingt-cinq chantres. Mais sa double ordonnance tombe vite dans l'oubli et il faut, le l^' mai 612, une nouvelle constitution d'Héraclius pour réduire le nombre total des hagiosophites à cinq cent vingt-cinq, dont quatre-vingts prêtres, cent cinquante diacres, quarante diaconesses, soixante-dix sous-diacres, cent soixante lecteurs et vingt-cinq chantres. Sainte-Sophie n'est point d'ailleurs la seule église de la capitale qui excite les convoitises. Il existe une novelle d'Héraclius pour réserver au seul patriarche l'acceptation des clercs venus du dehors et pour défendre aux ecclésiastiques de se faire porter sur les rôles de plusieurs églises à la fois *.

Parmi les lois relatives aux hagiosophites, la première de 535 et celle de 612 ajoutent au personnel signalé plus haut un minimum, l'une de cent, l'autre de soixante-quinze ostiaires ou portiers ; mais ceux-ci ne sont point des clercs. N'en sont pas non plus les acolytes, dont uiiC des fonctions, aux termes de la novelle 59, est de suivre les funérailles. Faut-il au contraire ranger dans le clergé les hypoholeis, catégorie de chantres que l'épigraphie et la littérature du vi" siècle mentionnent encore?

§ 29. — Les charges ecclésiastiques.

Dans l'administration générale du diocèse Tévêque a pour bras droit \ archidiacre. Cet ecclésiastique, simplement revêtu du diaconat, commande à tout le clergé, sinon à tous les fidèles, en qualité de vicaire général. Être élevé au sacerdoce serait pour lui une déchéance tout ensemble et un châtiment. L'évoque l'y élève

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