Vit. Sabse, n
i>. Malalas, col. 701", TOi»" ; Chronocjraph., a. 6042, 0C44»
A L'ÉCRASEMENT DE LA PERSE. fo
ossements de l'illustre martyr, un frag-ment du chef, un doigt de la main, une dent ' !
Le culte des reliques et des souvenirs religieux se donne libre cours dans les pèlerinages. Jérusalem, la ville naturellement la plus fréquentée des voyageurs pieux, attire les chrétiens de partout, même de l'Arménie monophysite en dépit de la défense portée au synode arménien de 536 ^ Elle attire surtout au printemps, pour la semaine sainte et les solennités pascales, et euiseptembre, pour la fête de TAnastasis et l'exaltation de la Croix. Il n'est pas un seul document hagiographique tant soit peu étendu qui ne mentionne quelques visiteurs des saints Lieux. Citons, parmi tant d'exemples, celui de Théodore, le thaumaturge de Sykéon, qui se rend à Jérusalem jusqu'à trois fois, d'abord comme prêtre, puis comme hcgoumène, puis comme évoque^.
Après la Palestine, aucun point de TOrient n'exerce plus d'attraction que le mont Sinaï, fameux tout ensemble et pour l'éclat de son rôle biblique et pour la renommée de ses moines. Euchaïtes, dans le Pont, attire au tombeau de saint Théodore, et Thessalonique, en iNlacédoine, à celui de saint Démétrius'. C'est autour d'une image de la Théotokos que l'on s'empresse à Sozopolis de Phrygie^. En Galatic. à Germia, le sanctuaire des Myriangèles, ou Dix-Mille Anges, reçoit la visite de Justinien en octobre 503*'. Ephèse, en lonie, est fréquentée par les dévots de Jean l'évangéliste et' Séleucie, en Isaurie, par ceux de la vierge