‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 81 sur 270 · Cedrenus, loc. cit · texte numérisé non relu

Cedrenus, loc. cit

soins du patrice Nicétas, l'éponge et la lance de la Passion'. Les éléments, d'ailleurs, travaillent euxmêmes à l'enrichir, dit-on. N'est-ce pas la mer qui a poussé jusqu'au faubourg de Brokhthes, où le patriarche Sergius les envoie chercher, les restes mortels de la fameuse sainte Olympiade^?

Il est vrai que la cité-reine, si elle reçoit volontiers, sait un peu donner à son tour. Justinien remet différentes reliques à saint Germain de Paris venu satisfaire sa dévotion en Orient. Justin II fait cadeau à sainte Radegonde d'un fragment de la vraie Croix. Le patriarche Thomas accorde à un évêque galate des parcelles prises sur la vraie Croix, sur le rocher du Calvaire et sur le maphorion de la Théotokos ^.

Une église ne s'ouvre jamais sans reliques^. De là, les solennelles translations qui accompagnent souvent les dédicaces. A l'inauguration de la nouvelle basilique des saints Apôtres en juin 547, c'est le patriarche Menas qui porte les restes de saint André, de saint Luc et de saint Timothée, et c'est le char impérial qui porte le patriarche Menas. En septembre 551, quand ils dédient le martyrion de sainte Irène au faubourg, de Justinianes, le même pontife et son collègue Apollinaire d'Alexandrie sont assis de front sur le char impérial tenant ensemble les reliques de la vierge sur les genoux ^. Comme de juste, les fondateurs recherchent les reliques des saints à qui est réservé le patronage de leurs bâtisses. Quelle joie dans tel nouveau couvent Saint-Georges, à Anastasiopolis, le jour où l'évêque Emilien de Germia lui accorde quelques

i. Chron. pasch., co\.98S.

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