‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 91 sur 270 · Dyi. Litt., p. 57 ; Patrol., p · texte numérisé non relu

Dyi. Litt., p. 57 ; Patrol., p

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par ordre chronologique : le 6 août 536, constitution contre Anthime, Sévère, Pierre et Zoaras; en 542 ou 543, traité Contre les monophy sites à l'effet de parachever la conversion -de moines égyptiens; en janvier 543, édit contre Origène couronné de dix anathèmes ; à la fin.de 543 ou au début de 544, édit contre ce qu'on est convenu d'appeler les Trois Chapitres ; entre 542 et 551, lettre dogmatique au patriarche Zoïle d'Alexandrie; en 551, au plus tard en 552, nouvel édit contre les Trois Chapitres; enmars ouavril 553, lettre au saint Synode contre Origène et ses partisans; le 5 mai 553, type au sujet des Trois Chapitres pour l'ouverture du cinquième concile œcuménique; peu après ce concile, réfutation d'un mémoire écrit en faveur des Trois Chapitres; aux derniers mois de 564 ou en janvier 565, édit approbatif de la doctrine des aphthartodocètes. Cette dernière pièce a péri, ainsi que le premier décret relatif aux Trois Chapitres et, sauf un fragment, la lettre à Zoïle.

Saint Anastase Je»", qui gouverna le patriarcat syrien de 559 à 570 et de 593 à 599, ne négligea point, durant sa longue carrière, de défendre la doctrine chalcédonienne par ses écrits*. Il le fit en particulier pendant ses vingt-deux années d'exil en composant, sous forme de sermons, cinq dissertations dogmatiques sur la Trinité et l'Incarnation qui nous sont parvenues en latin. Son ouvrage Contre le Diœtete de Jean Philoponc n'existe plus, ni ses discours. Du moins, des cinq homélies imprimées sous son nom, la seule sûrement authentique est celle qu'il prononça le 25 mars 593 en reprenant possession du trône patriarcal.

Patriarche d'Alexandrie de 580 à 607, saint Euloge utta par la plume comme son collègue de Syrie^. Ses

\. Byz. Litt., p. 59; PatroL, p. 'iOii. 3. Byz. Litt., p. *iO; PatroL, p. <jOt>.

ouvrages, plus parfaits de fond que de forme, étaient encore pour la plupart entre les mains de Photius qui pouvait lire : six livres contre Novat et son rigorisme à l'endroit des lapsi repentants; deux livres dédiés à saint Domitien de Mélitène pour défendre la lettre de saint Léon contre Timothée et Sévère; un livre en faveur de la même lettre contre Théodose et Sévère ; un traité contre les théodosiens et les gaïanites suivi d'une lettre à saint Eutychius de Constantinople ; onze discours ou lettres dogmatiques et polémiques, tous relatifs au monophysisme, sauf un ou deux, d'ordre exégétique, et un autre, adressé aux Samaritains. Des fragments d'Euloge, récemment publiés, appartiendraient d'après leur éditeur à un ouvrage dont Photius ne soufile mot. Ces fragments Sur la sainte Tri' nité et la divine Incarnation ne viendraient-ils pas, au contraire, de la pièce que Photius déclare avoir rencontrée au deuxième rang dans le recueil des onze discours ou lettres?

§ 53. — Autres polémistes catholiques.

Le nombre est assez considérable des auteurs orthodoxes qui, pour avoir pris leur petite part aux querelles théologiques de l'époque, méritent d'être nommés à la suite des écrivains précédents.

Jean Maxentius ouvrirait la liste s'il n'avait écrit en latin. Voici du moins Innocent de Maronée dont la lettre sur les conférences de 531, où il figura, nous est parvenue dans une mauvaise version latine. A la même date, Jean le grammairien, de Césarée, multipliait les ouvrages contre Sévère, mais ces ouvrages n'existent plus, à part une apologie du quatrième concile qui gît inédite dans une traduction syriaque. Vers la même

date aussi, le moine Job composait deux traites, l'un pour réfuter Sévère, l'autre pour exposer le dog-m'e de l'Incarnation, traités actuellement perdus, sauf deux fragments du second. Perdue également 1 œuvre de Maron d'Édesse contre Sévère.. Perdu l'écrit d'un certain Ammonius d'Alexandrie contre Julien d'Halicarnasse. Nous possédons au contraire la lettre du moine Eustathe au scholastique Timothée sur la doctrine des deux natures et les contradictions de Sévère ^ .

Le sévérianisme fut encore attaqué vers 545 par Jean de Scythopolis en un ouvrage fort d'au moins huit livres dont il nous reste à peine quelques phrases. Ce Jean, d'abord avocat, puis évêque, s'en prit aussi aux aposkhistes, spécialement à Basile de Cilicie, dans ses dix-huit livres Contre les séparés de l'Eglise, Il fut, par ailleurs, le premier à commenter le pseudo-aréopagite. Un moine contemporain ou à peine postérieur, le moine Nikias, prit la plume Contre les sept chapi^ très de Philopone, aussi Contre l* impie Sévère, et encore, en deux livres, Contre les Hellènes. Ses trois écrits n'ont pas survécu, pas plus, du reste, que celui du moine Théodose contre les théories de Philopone sur la résurrection. Nous ne possédons pas davantage les traités où le patriarche Eutychius de Constantinople prit à partie les égarements théologiques de Justinien et le monophysisme en général, ni celui en dix livres où l'archevêque Eusèbe de Thessalonique s'éleva contre l'aphthartodocétisme du reclus André. Quant au mystérieux moine et philosophe Théodore, qui remania les Scholies de Léonce de Byzancc probablement entre 579 et 008, on ne saurait dire d'aucune façon ni ce qu'il écrivit en propre, ni ce que le temps nous en a gardé ^.

\. Byz. Lut., p. r;6; Patrol., p. 470, iS-2, 4S3, WC. 2. Byz. Lut., p. 5C et 59; Patrol., p. iSO, 49o, ri07.

A côté de la polémique aiitimonophysite, d'autres discussions théologiques donnèrent lieu, elles aussi, à quelques petites , productions littéraires. Parmi celles que provoqua l'affaire de l'origénisme, il en. subsiste encore deux : V Instruction su j^ les sentiments d'OrigènCy d'É(^agre et de Didyme, qui porte le nom de saint Baraanupke, date des environs de 535 et appartient à un recueil ascétique dont il sera question plus bas; le violent opuscule antiorigéniste que l'évêque Théodore de Scytliopolis adressa à l'empereur et aux quatre patriarches orientaux, vit le jour à Constantinople en décembre 552. D'autre part, la controverse sur la question de la résurrection, ravivée par Jean . Philopone et mal soutenue un instant par Entychius de Constantinople, amena le prêtre Eustra te, disciple de ce patriarche, à réfuter ceux qui prétendaient que L'âme après la mort tombe dans l'inactivité et daiis le sommeil ^ Antérieurement, un peu avant 534, le grammairien Enée de Gaza avait agité des questions semblables dans son dialogue contre le néoplatonisme intitulé Théophraste ou l'immortalité de l'âme et la résurrection du corps-. De son côté, l'obstination des Juifs alexandrins excita, sous Maurice et Phocas, le zèle de Cosmas le Scholastique, dont les œuvres n'ont laissé aucune trace ^. Convient-il de mentionner ici la Conférence avec un juif nommé Ilervan qui aurait, avec les Lois des Homérites '\ été composée sous Justinien par saint Gregentius de Taphar ?

A TimoUiée ^, prêtre et skévophylaque de Gonstaiîtinople, nous devons un traité sur la réconciliation des

1. Byz.-Litt,, p. 58 ; PafroZ., p. 4SG;Migne, Cars. Theologiœ, t. XVni, p. 4C1-514.

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