‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 90 sur 270 · Byz. LiU., p · texte numérisé non relu

Byz. LiU., p

Kolouthos dans son Apologie en faveur de Théodose, furent suivis d'au moins trois livres de réplique Contre Kolouthos. Et Thémistius écrivit au surplus, avec des lettres, plusieurs autres traités dont les actes conciliaires de 649 et 680 ont cité des bribes. Dans sa lutte contre Philopone, il eut pour auxiliaires Conon et Eugène, pour adversaires Paul et Etienne, et ces deux paires de rivaux tinrent à Constantinople, devant Jean IIÏ le Scholastique, une conférence dont le procès verbal fut lu un jour par Photius *. Au-dessus d'eux, trithéiste comme eux, planait Etienne Gobar, dont le gros ouvrage, aujourd'hui perdu, réunissait des textes patristiques sur un grand nombre de questions controversées, soutenant tout d'abord pour chacune d'elles telle ou telle solution et défendant immédiatement après la solution contraire 2.

§ 52. — Les théologiens orthodoxes.

Contre le monophysisme, contre toutes les hérésies de l'époque, le vi** siècle vit s'élever une phalange nombreuse de théologiens et de polémistes orthodoxes.

La première place, dans le nombre, revient sans contredit au moine Léonce de Byzance ^, théologien profond, dialecticien puissant, dont la vie est encore peu connue et dont les œuvres ont beaucoup souffert. La composition de ses trois livres Contre les nestoriens et les eutychiens paraît devoir se placer comme date entre 529 et 544. L'auteur les lit suivre de très près d'abord de la Solution des arguments apportés par Séi>ère, ensuite des Trente chapitres contre Sévère,

1. MyriobihL, cod. 23 et 2'i (P. G., t. CIII CIV). «. MyriobibL, cod. 231 (P. G., t. CIII-CIV). 3. Byz, Litt., p. 54; Palrol., p. 480.

à moins toutefois que ces deux minces traités ne soient <leux pierres tombées du gros édifice que, dit-on, Léonce éleva sous le nom de Scholin. De ces Scholies primitives, proviennent, après remaniements, les longues pages que Ton appelle ordinairement Des Sectes. En proviennent aussi de la même façon les sept livres Contins les nestoriens, \q traité Contre les monophysites et cinq fragments. Le petit écrit dirigé Contre les fraudes des apolUnaristes appartient-il de même à Léonce de Byzance? La critique moderne l'attribuerait plutôt à quelque autre écrivain antérieur d'un certain nombre d'années.

Immédiatement au-dessous de Léonce il faut placer le patriarche Ephrem d'Antioche ^ . Tout Syrien qu'il fût de langue et d'origine, cet ancien comte d'Orient écrivit beaucoup en grec durant son pontificat (5-29- 545). De ses nombreux volumes, Photius n'en eut jamais que trois entre les mains. Le premier contenait des lettres, les actes dam synode local, sept ou huit sermons. Le deuxième était partagé en quatre livres : il vengeait un passage de saint Cyrille contre l'interprétation hérétique de Sévère ; il répondait à cinq questions posées par le scholastique Anatole sur Adam, le Christ et saint Jean l'évangéliste ; il défendait auprès des moines Domnus et Jean le concile de Chalcédoine et la lettre de saint Léon; il exposait aux moines orientaux la réfutation du sévérianisme. Du troisième volume vu par Photius nous ignorons le contenu. Pourquoi faut-il qu'il ne nous reste de tout . cela que de courts fragments ?

L'«îuvre théologique de l'empereur Justinien s'est mieux conservée, œuvre composée de traités polémiques et d'édits gouvernementaux ^. Les voici énumérés

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