‹ L'Église byzantine de 527 à 847Chapitre 93 sur 270 · Dyz. Litt., p. 127: PafroL, p. :J · texte numérisé non relu

Dyz. Litt., p. 127: PafroL, p. :J

écrits à Texplicalion des Écritures. Lui-même nous parle d'un sien commentaire sur le Cantique des Cantiques. Plusieurs manuscrits nous ont conservé tout ou partie de ses commentaires sur les Psaumes, les cantiques des deux Testaments et les quatre Évangiles ^ .

Aux environs de l'an 600 nous rencontrons deux nouveaux exégètes en la personne d'Œcuménius de Tricca et de Grégoire d'Agrigente. Le prélat thessalien, auteur du premier travail connu sur l'Apocalypse, y apparaît comme un partisan des doctrines sévériennes et origénistes. Le prélat sicilien, auteur d'un vaste ouvrage sur l'Ecclésiaste, s'y montre le fidèle disciple des plus anciens pères de l'Église. Œcuménius, dont l'œuvre authentique vient d'être découverte^, ne saurait conserver la paternité des écrits très postérieurs imprimés sous son nom. Quant à Grégoire, son biographe le signale comme un écrivain fécond qui discuta sur le dogme, traita du jeûne, prononça des panégyriques, composa vingt autres choses, mais le commentaire sur l'Ecclésiaste est la seule de ses productions qui nous soit parvenue^.

La littérature ascétique ne fleurit guère dans la Byzance du vi* siècle ni dans son patriarcat. Il y aurait sans doute à citer le diacre hagiosophite Agapet, mais jusqu'où ses 72 chapitres parénétiques adressés à Justinien-* méritent-ils d'être regardés comme un ouvrage de spiritualité? 11 y aurait aussi à citer Jean le Jeûneur, mais qui déterminera les produits de son activité ? Au contraire, le territoire palestino-syrien présente plusieurs auteurs mystiques. Le premier en date est saint Zosime, hégoumène à Sindé, près de Tyr, qui écrivit

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