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ses entretiens entre 520 et 530 ^ . A Thavatha, entre Gaza et Ascalon, les deux hésychastes Barsanuphe et Jean furent de grands directeurs d'âmes : un recueil partiel de Leur correspondance spirituelle comprend environ 850 lettres ou billets qui, imprimés depuis bientôt un siècle, mériteraient d'être un peu plus connus^. Disciple de Jean et de Barsanuphe, jeune ami de Zosime, l'hégoumène Dorothée alla continuer leurs traditions d^ns le couvent qu'il se construisit près de Gaza et de Maïouma : ses huit courtes lettres sont remplies de conseils ascétiques ; ses vingt-quatre didascalies sont de petites instructions familières prononcées devant la jeune communauté vers 550 ou 560^. Pendant la seconde moitié du vi® siècle, saint Syméon le thaumastorite laissa tomber du haut de sa colonne trente exhortations ascétiques ainsi que des lettres et quelques brèves prières. Vers 620, le moine Antiochus de Saint-Sabas composa les Pandectes de la Sainte Écriture, soit un recueil de 130 chapitres de sentences morales empruntées aux Livres sacrés et à d'anciens auteurs. Est-ce à la même date, est-ce un peu plus tard, que l'hégoumène Ilésychius du monastère sinaïte de Batos proféra ses deux centaines de sentences ascétiques ' ?
§ 55. — Historiens, hagiographes et panégyristes.
A l'inverse de leurs rivaux monophysites, les orthodoxes du vi" siècle cultivèrent peu l'histoire de l'Église.
•1. s. Vailiik, SiXint Dorothée et saint Zosime, dans Ech. d'Or., t. iv, p 359-363.
2. NicoDKME Hagiorite, BîôXoç '^•jyodi^sXeazi-ZYi nepiéj^outra à7Toxpc«iç Bap(Tavou<piou xat Mwivvou. Venise, 1810.