DIOCÈSE DU 8AULT SAINTE-MABIE
Comme nous avons dit plus haut, la partie du diocèse de Peterborough qui s'étendait à l'ouest, dans le Nipissing et l'Algoma jusqu'au Sault Ste- Marie et aux frontières du Manitoba. demeura longtemps inconnue et presque inhabitée. Quelques missionnaires Jésuites, cependant, desservaient les tnbus sauvages qui faisaient la chasse sur les bords des Grands Lacs.
Lorsque, vers 1885, la construction du chemin de fer Pacifique Canadien fit mieux connaître ces
T.?!*"'*^''^"'*^' °° «'^perçut que tout n'y était pas à dédaigner. Les rivages du lac Nipis«ing se
colonwftient, les mines de nickel de Sudbury. les plus riches qui soient au monde, donnèrent naissance à la ville du même nom ; Fort William, Port Arthur, le Sault Sainte-Marie, sur les Grands Lacs, devinrent des cités florissantes ; bref, le Nouvel Ontario, tel est son nom vulgaire prit tant d'importance qu'il fallut songer à lui donner une organisation religieuse définitive.
VoUà comment. 16 septembre 1904, le diocèse du Sault Sainte-Marie fut créé. Le premier titulaire du nouveau siège, Mgr Scollard, réside encore dans la ville de North Bay (8,000 habitants) dont jadis il fut le curé. Il compte, parmi ses cinquante-cinq collaborateurs, trente religieux Jésuites.
La population catholique du Sault Sainte-Marie se divisé en trois parties bien distinctes : les colons établis sur les terres, presque exclusivement Canadiens-français ; les étrangers nouvellement arrivés d'Europe, qui travaillent dans les villes et dans les mines ; enfin, les Sauvages, cantonnés dans leurs Réserves.
Voici le recensement détaillé (chiffres approximatifs) des catholiques de ce diocèse. Français : 32,722. Belges : 83. Italiens : 6,913. Polonais : 3,153. Autrichiens : 6,262. Indiens : 5,07«. Di vers : 11,391.
— 4(1 ~ PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE KINGSTON
RECENSEMENT DE 1911 '^'*^*'** Pop- toUle Catholique FrancaÏM
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PROVINCE ECCI^ÊSIASTIQUE DE TORONTO
La Province de Toronto s'étend sur la partie méridionale de 1 Ontario connue sous le nom de presqu Ile. C est la portion de notre pays la plus favorisée pour le climat. On y cultive la vigne et la plupart des fruits d'Europe. Les industries y sont fort prospères, aussi bien que l'agriculture. Il est malheur s aient une ombre à ce beau tableau. La langue anglaise et la religion protestante dominent presque exclusivement dans ces comtés, sauf dans ceux qui font face à la ville américaine de Détroit et qui sont peuplés en partie de colons d'origine canadienne-française.
Cette province comprend les trois diocèses de ioronto, de Hamilton et de London.
1 DIOCÈSE DE TOBONTO
La capitale de l'Ontario, la « cité reine », Toronto (environ 400.000 habitants) est pour Montréal une nvale redoutable. Si la ville française l'emporte
■ur la ville anglaise pour le commerce, c'est à son port qu'en, doit cette supériorité, et il semble bien que. dans l'industrie. Toronto détienne le premier rang. Toronto possède une autre supériorité, moins enviable, celle de passer pour la ville la plus fanatique qui soit dans l'univers. On assure cependant que ce fanatisme est en voie de disparaître.
Le premier évéque de Toronto fut Mgr Power. 17 décembre 1841. Le premier archevêque fut Mgr Lynch, élevé à cette dignité à l'occasion de la création de la Province ecclésiastique. 18 mars 1870. Citons, entre ces deux prélats. Mgr de Charbonnel, homme d'œuvres dont la mémoire est restée en bénédiction.
A mesure que Toronto grandissait les catholiques se multipliaient également contre vents et marées. Ils possèdent actuellement quinze paroisses dans la ville et ils sont parvenus à se faire respecter.
2* DIOcisE DE HAMILTON
Le diocèse de Hamilton, ville de 82.000 habitants, date du 17 février 1866. C'est un diocèse bien organisé qui compte parmi ses fidèles un certain nombre d AUemands anglifiés. descendants, en partie, de ces soldats hanovriens aux gages de l'Angleterre qui luttèrent contre les colonies américaines dans la guerre d'indépendance. On leur donna, à la paix, des lots de terre sur lesquels ils s'établirent. Leur centre principal est Beriin, (Ont.).
3° DIOCÈSE DE LONDON v
(46,000 habitants) avait été érigé en siège épiscopal.
et oerittr^n^ '? ^'«^^^ '^ plus méSdionaïe cu^v. f • ^ "' ^^'''^^ **"• ^°^' «^^ Canada. On y cultive la vigne avec succès. Les raisin, du coml^ dEssex se vendent par tout le Dominion, et plunom 1?""'^ '* ""^ '^ ''''''' - «-t f"t un nom dans le pays.
date d avant la conquête et de l'époque où Détroit était un poste avarice fameux pour la traite avales
fZT' ^^^^'"•^«'«-"égionsontconlvé jusquà nos jours leur religion et leur nationalité Ils constituent la moitié, environ, de la popula on catholique du diocèse de London.