‹ L'Église catholique au Canada [microforme]Chapitre 20 sur 38 · PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE TORONTO BECENSEMENT DE · texte numérisé non relu

PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE TORONTO BECENSEMENT DE

Pop. totale Catholique Can. franc.

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PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE ST-BONIFACE

Celui qui n'a pas visité le Nord-Ouest ne saurait «e faire une idée de cette immense surface qui

s'étend, comme une mer légèrement ondulée, couverte tantôt de vertes prairies tantôt de moissons jaunissantes, jusqu'aux limites toujours renouvelées de l'horizon. Ces moissons sont l'emblème de la moisson des âmes que les ouvriers apostoliques sont conviés à recueillir pour les greniers célestes.

Qu'auraient pensé les premiers missionnaires de ces pays qui consumaient leur vie à la poursuite de leurs brebis errantes, si on leur eût prophétisé les naerveilles dont nous sommes aujourd'hui les témoins ?

Voici que Winnipeg (150,000 habitants), dont St- Boniface n'est qu'un faubourg, est devenue, après trente ans d'existence, la troisième cité du Canada ; que tout s'organise ; que le nom même de Nord- Ouest a disparu de la géographie pour faire place aux dénominations des provinces nouvelles de Manitoba, de Saskatchewan et d'Alberta ; que l'émigration, depuis trois années, s'élève à plus de six cent mille âmes <»> et que tous les peuples sont conviés au partage de la terre promise du blé : sauvages et métis, français et anglais, américains, allemands polonais, ruthènes, jusqu'aux sectes les plus bizarres, doukhobors et mennonites.

Qui nous dira l'avenir de ce pays? Dieu seul le pourrait. Ce que nous savons c'est que l'Église y aura sans doute à lutter et à souflfrir.

Lorsque l'abbé Provencher arriva au Nord-Ouest, (1818) il ne trouva là-bas que des sauvages, des métis, et quelques voyageurs canadiens-français ou

(1) En 1913. 328.000. «voir : 128.000 angUu. 80.000 américain», 118.000 d'autres pays.

écossais qui faisaient la traite des fourrures pour le

Nommé Aujiliaire de Québec le 1er février 1820

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rfA™!'" *'.°^"'' "■ '""■ 'o Nord-Ouest, séparé de Québee fut érigé en Vicariat apostolique D

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1871 «ït n .f / ' ^^^^- ^ 22 septembre 1871, St-Boniface devint la métropole d'une nou veUe province ecclésiastique qui 'Comprit toutes les missions du Nord-Ouest.

înnt ^'^"^/P"^"^ ïe pays était encore presque

voyage de plusieurs mois sur les Grands Lacs Le recensement de 1871. qui n'indique que es métis e^ les blancs, donne le chiffre de 12.^8. donT5452 caUioliques pour la population du Ma;itoba.

pays aiT?^n ""^ T?""^'* '^""*"»*^^* d*°» <«» 5!î ï^.j*P°q«e de la construction du chemin

TtT^ Tr^^" ^'^^ "" **'^» P*" * P«nd^àUr L*'"'.'''' "'"^ ^« "» solennel hommage à la Congrégation des Oblats à qui l'on est rede^aW^

enUw^*''" '!? '^ <lu Nord-Ouest^qi^ de trois cent missionnaires.

Lorsque Monseigneur Taché mourut. 1894 son cœur était saturé d'amertumes, car de la oT^ilir tion il ne connut que les maux.

Les écoles catholiques avaient été virtueUement abolies, 1890. La colonisation commençait péniblement. On comptait alors dans tout l'Ouest 56,000 catholiques. Ils sont actuellement 300,000.

La province ecclésiastique de St-Boniface comprend aujourd'hui, trois diocèses : Saint-Boniface, Pnnce-Albert, Régina, et le Vicariat apostolique de Keewatin.

DIOCESE DE ST-BONlFACE

St-Boniface est un faubourg de Winnipeg, puisque la Rivière Rouge seule la sépare de la grande métropole de l'Ouest. Mais cette viUe fut fondée en comnaencement du siècle dernier par Mgr Provencher et elle est devenue au Manitoba le château-fort des Canadiens-français. Toutes les œuvres ecclésiastiques y sont concentrées : Archevêché, cathédrale, séminaire, hôpital, hospices, couvents, etc., etc.

VoUà pourquoi ses habitants, jaloux de leur autonomie, résistent opiniâtrement aux avances intéressées de sa puissante rivale qui prétend l'absorber. La résistance se prolongera-t-eUe longtemps .' c'est douteux. Car enfin que peuvent faire les sept mille citoyens de St-Boniface contre les 150,000 habitants de Winnipeg ?

Il faut avouer que les progrès de cette dernière cite sont merveiUeux et l'on se demande si l'histoire de la croissance de Chicago ne va point se répéter au Canada. On a beaucoup crié contre Winnipeg ; on la traite de ville vulgaire, aux rues d'une largeur et d'une longueur démesurées, dénuée de vieux monuments. A ce compte les environs de l'Arc de l'Étoile à Pans sont vulgaires, et le Grand et le Petit Palais

manquent de cachet n'i».»^.»

d'arbres Pt a^ i» immenses rues bordées

a arbres et de gazons ne sont pourtant point à

tait 215 habitants en 1870. 52.000 en 1902 et qu'X

tenrdflr-"*"T"* P'^« ^« 200.000 o'ne:

tenté de dédaigner les dédains de certains i«lnn.

qui ressemblent fort au renard de laTa^^ ' °"" Les deux grands et diAScUes problèmes de la r^,« lu^on desquels dépend, au Nord-OueTl W dj notre foi sont la question des Écoles et ce que 'an peUerais l'encadrement des immigrants catholiques" Il est beau de voir un pays se peupler à vueTc^ i et des campagnes Incultes se couvrir de moTssonT mais encore faut-il digérer ce qu'on absorba Zê

ch^étl^lrT'"" '^ *°"' ''''' ^^' eitoye;s et d cnrétiens. Le gouvernement canadien aura peut-

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ré^r's'iJ'er''^" ^" ''°^^^' ^"^ -* ï°- d'être réglée S il est vrai que. dans les campagnes les catholiques font ce qu'ils veulent cp ™Pf«°*«' ^«^ tolérance, non de droit TwT -î. * ^"^ ^"

etàWinnipeg.ttaiL''drb:\rx^ qu'après avoir contribué de leurs deniers à tt" tien des écoles pubUques qui sont neutres Is soT tiennent à grands frais les leurs propres

Ce qui console Monseigneur Langevin. archevêque de St-Boniface. dans le bon combat qu'il livre depuis 81 longtemps et avec tant d'énergie c'est nn'T sent soutenu par son clergé et son peuple et iu^î a^^une foi invincible dans le triompL 'fi^rd'eU

Nous possédons un recencement, dressé par le clergé en 1911, de la population catholique du diocèse de St-Boniface. Le voici :

Catholique* de langue française 29

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