‹ L'église chrétienneChapitre 100 sur 371 · Passage de Basilide, conservé par Glémeot d'Alexandrie · texte numérisé non relu

Passage de Basilide, conservé par Glémeot d'Alexandrie

«. Irénée, I, ch. xxi.

3, B«aip.«-^34xo(Tffy.6a«i9wcpa..., où Ton déchiffre clairement : niD^n DV2, « Au nom de Hachamoth ». Irénée ne comprend déjà plus cette formule. Cf. Lucien, Alex.^ 43.

4. Épitaphe .^nostique, dans Corpus inscr, grœc, n« 9695% t. IV, p. 59U',9o.

[An 130] L*ÉGLISE CHRÉTIENNE. 155

}es Églises de Pierre et de Paul. Les gnostiques admettaient plusieurs rites païens, des chants, des hymnes, des images du Christ, soit peintes, soit sculptées \

Sous ce ri^port, leur influence dans Thistoire du christianisme fut de premier ordre. Ils constituèrent le pont par lequel une foule de pratiques païennes entrèrent dans rÉglise. Ils jouèrent dans la propagande chrétienne im rôle capital. C'est par le gnosticisme que le christianisme se proclama d'abord comme une religion nouvelle, destinée à durer, ayant un culte, des sacrements, pouvant produire un art. C'est par le gnosticisme que l'Église fit sa jonction avec les mystères antiques et s'appropria ce qu'ils avaient de satisfaisant pour le peuple. C'est grâce à lui que, au iv^ siècle, le monde put passer du paganisme au christianisme sans s'en apercevoir et surtout sans se douter qu'il se faisait juif. L'éclectisme et l'ingratitude de l'Eglise catholique se montrent ici d^une façon admirable. Tout en repoussant les chimères des gnostiques et en les anathématisant, l'orthodoxie reçut d'eux une foule d'heureuses idées de dévotion populaire. Du théurgique l'Église fit le sacramentel. Ses fêtes, ses sacrements, son art, vinrent pour une grande partie des sectes qu'elle condamnait.

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