‹ L'église chrétienneChapitre 17 sur 371 · Carm. Sib.j III · texte numérisé non relu

Carm. Sib.j III

2. Le christianisme de Tauteur se conclut du vers 256. Le judaïsme rabbinique, à l'époque où noire poëme fut écrit, avait à peu près disparu d'Alexandrie. Voir les Évangiles, p. 51 2.

3. Livre Y, vers 49-50. Ces vers prouvent que Je poëme a été écrit sous le règne d'Adrien. Après la mort de ce prince, une telle adulation ne se comprendrait plus. L'auteur sibyllin est si profondément juif, il maudit si énergiquement les destructeurs de la nation juive, qu'on ne peut supposer qu'il eût parlé d'Adrien en termes si flatteurs après la guerre de Bar-Coziba. Voir ci-après, p. 532. La manière brève dont il est question des successeurs d'Adrien (v. 50-54), loin de placer le poëme sous le règne d'Antonin ou de Marc-Aurèle, prouve au contraire qu'Adrien vivait encore; autrement l'auteur, au lieu d^apostropher ce dernier d'une manière aussi exceptionnelle, eût continué son énumération d'empereurs sur le même plan (comp. YIII, 65 et suiv.; III, 52). Enfin ce qui est dit de Jérusalem (vers 249 et suiv., 259 et suiv.) me semble antérieur à la construction d'iEiia.

U ORIGANES DU CHRISTIAKIS»!^. V [An 1211

^Wul ne l'égjilera en perfection; il^urâ tout*. C'est sous top règne, ô excellent^ éminent, ô brillant souverain, et sous^tesTCjetons*, que se passeront les choses quiy^'^vais mverH^^f^ t ^ ^ .

La sibylle, selon l'usage, déroule ensuite, leâ ^ i tableaux les plus sombres ; tous leâ fléaux se décn àfriènt à la fois, les hommes devieiyfjent aJbçpIument pervers. Ce sont les aouieursde Tenfantement messianique '. Néron, mort depuis plus de cinquante an^, est encore

^'^ 'èmiicnemar de Fauteur *. Qe dragonMun'est^, cet histrion, ce meurtrier de sesprocnes, cet assassin du peuple élu, cet allumeur de guerres sans fin, reviendra pour s'égaler à Dieu. Chez les Mèdes et les Perses, qui l'ont accueilli, Jl. trame les plus noirs complots. Porté par les Parques à travers les airs, il arrivera bientôt pour être de nouveau le fléau de l'Occident. L'auteur vomit contre Rome une, invective plus ardente encore' que celle par laquelle il a débuté :

4. Kal TravTA vcr'aei. AU 1. Mil, V. 66, ceci est entendu de la magie. Cuncta de se scisse. Spartien, /EHus, 3.

2. Vers 50. Ce vers et le suivant sont vagues à dessein. L'intervalle entre les adoptions d'Anton! n, de Yerus, de Marc-Aurèle, et la mort d'Adrien est beaucoup trop court pour qu'on y puisse placer la composition du poëme. Comp. Carm, sib., YHI, 50 et suiv.

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