‹ L'église chrétienneChapitre 173 sur 371 · Justin, Di(d.,lt, V. V Antéchrist, p. 68, note · texte numérisé non relu

Justin, Di(d.,lt, V. V Antéchrist, p. 68, note

%. Justin, DiaL, 67, 7i, 72, 7.^ 120.

3- Justin, DiaL^ 120. Cf. Hebr., xi, 37. Cette tradition apocryphe se trouve dans Tertullien, De pat,, 14; Scorp., 8; Commodien, Carm. apoL, v. 608; Asc. d h., v, 1 et suiv., xï, 41 ; Origène, Hom, i in Is,, 6; Comm. in Matth., t. X, 48; In Malih. comm. séries, 28; Epist. ad A fric, 9; baraïetha, dans Talm. de Bab., Jebamoth, 49 b (dire de Ben-Azaï, qui dit Tavoir lu dans un livre detowAasin); Sanhédrin, 103 6; Talm. de Jér., Sanr Mdrin, x, 2 (fol. 28 c).

4. Justin, Apol. I, 34. Cf. Tertullien, Adv. Marc, IV, 7, 19.

5. Justin, ApoL l, 35. Cf. Acla Pilati, dans Tisch., Evang. apocrypha.

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certain Ariston de Pella, le même sans doute que celui a qui Eusèbe a emprunté le récit de la guerre juive sous Adrien S écrivit une dispute qui était censée avoir lieu entre Jason, juif converti au christianisme, et Papiscus, juif d'Alexandrie, obstiné dans sa vieille foi*. La bataille se livrait comme toujours avec des textes bibliques ; Jason prouvait que tous les passages messianiques s'étaient accomplis en Jésus. Les admirateurs du livre prétendaient que l'argumentation hébraïque de Jason était si forte et son éloquence m douce, que l'on ne pouvait y résister. Papiscus, en eiïet, sur la fin du dialogue, éclairé au dedans du cœur par Tinfusion du Saint-Esprit, reconnaissait la vérité du christianisme et demandait le baptême à Jason ^ L'approbation toutefois ne

4. Ce récit devait être distinct du dialogue. En efTot, Eusèbe allègue le récit et ne placo pas le dialogue parmi los rcr ils des Pères Apostoliques. Ce que dit Moïse de Khorène (11^ GO) porte aussi à considérer l'hisloire d'Arislon comme un ouvrage à part.

2. Saint iMaximo, Scholies sur Denys l'Arcop., De mysl. iheoLj c. I. Ce que dit Maxime sur l'altribulion que ChMrtent d'Aleiandrie, dans !=os Uypolijposes, aurait faite de l'ouvrage à saint Luc, est bien singulier. Eusèbe, dans les extraits qu'il donne des Hypotyposes sur les écrits apostoliques en aurait fait la remarque. Gequedit la Chronique d* Alexandrie (à l'année 134) d'un apologiste nommé Ariston peut se rapporter à noire personnage. Cependant il semble qu'il s'agit plutôt là ù' Aristide,

3. Préface de Coisus à la traduction latine [perdue] de l'ouvrage. Œuvres de saint Cyprien, p. 665.

268 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 135]

fut pas îinanime. L'auteur parut par trop naïf; on trouva qu'il se livrait sur rÉcriture à des jeux qui touchaient au ridicule. Celse en fit des gorges chaudes. Origène ne le défend qu'avec embarras, avouant que c'est un des livres les moins considérables qui aient été faits pour la défense de la religion, et reconnaissant qu'il est plutôt propre à instruire les simples qu'à satisfaire les doctes *. Eusèbe et saint Jérôme le sacrifient tout à fait*. On négligea de le copier, et il se perdit.

Un autre livre assez médiocre*, qui parut en Judée, nous a conservé l'écho de tous ces déchirements. L'auteur prit pour forme de son écrit des testaments ou plutôt des recommandations qu'il met dans la bouche des douze patriarches, fils de Jacob. La langue de l'original est ce grec semé d'hébraïsmes qui est la langue de la plupart des écrits du Nouveau Testament. Les citations sont faites d'après la version des Septante*. L'auteur était né juif; mais il appar-

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