Épifih., XXX, 47. Cf. saint Hilaire, De IrinUale, VII
284 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 135]
été crucifié. Jésus semblait craindre ce grave malentendu; un jour, étendant la main vers ses disciples, il avait dit avec une parfaite vérité : « Voilà ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de mon père qui est dans le ciel, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère * . »
L'ébionisme et le nazaréisme se continuèrent jusqu'au v*ou vi* siècle *, dans les parties reculées de la Syrie, surtout dans la contrée au delà du Jourdain, refuge de toutes les sectes ', ainsi que du côté d'Alep * et dans l'île de Chypre \ Persécuté par les empereurs orthodoxes, il disparut dans la tourmente de risiam. En un sens, on peut dire aussi qu'il se continua par l'islam. Oui, l'islamisme est à beaucoup d'égards la prolongation ou plutôt la revanche du nazaréisme. Le christianisme, tel que les Grecs polythéi^^tes et métaphysiciens l'avaient fait, ne pouvait convenir aux Syriens et aux Arabes, lesquels tenaient à séparer profondément Dieu de l'homme et avaient besoin d'une plus grande sim-