‹ L'église chrétienneChapitre 193 sur 371 · Capit,, Ant. Pius, 40; Lucien, Démonax · texte numérisé non relu

Capit,, Ant. Pius, 40; Lucien, Démonax

296 ORfGlNES DO CHRISTIANISME. [An 138]

régnait ; le monde, pendant vingt-trois ans, fut gouverné par un père *. L'affectation, le faux goût de la littérature tombaient; on devenait simple*; l'instruction publique fut l'objet d'une vive sollicitude '. Tout le monde s'améliorait ; des lois excellentes, surtout en faveur des esclaves, furent portées* ; le soulagement de ceux qui souffrent devenait le souci universel. Les prédicateurs de morale philosophique dépassaient même les succès de Dion Chrysostome * ; la recherche des applaudissements frivoles était l'écneil qu'ils avaient à éviter*. A la cruelle aristocratie romaine se substituait une aristocratie provinciale de gens honnêtes, voulant le bien. La force et la hauteur du monde antique se perdaient; on devenait bon, doux, patient, humain. Comme il arrive toujours, les idées socialistes profitaient de cette largeur d'idées et faisaient leur apparition ' ; mais le bon sens général et

<. Aur. Vict., EpiL, 15; Pausanias, VIIÏ, XLin, 5.

2. Voir, dans les Pensées de Marc-Aurèle, les nombreux passages où il met en opposition les rhéteurs du temps d'Adrien et les philosoplies qui les ont remplacés. Lire, en particulier, tout le livre premier.

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