‹ L'église chrétienneChapitre 194 sur 371 · Lucien, Epislolœ saturnales, ep entier · texte numérisé non relu

Lucien, Epislolœ saturnales, ep entier

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la force de Tordre établi les empêchaient de devenir un niai public.

La similitude de ces aspirations avec celles du christianisme était frappante. Mais une différence profonde séparait les deux écoles et devait les rendre ennemies. Par son espérance d'une prochaine fin du monde, par les vœux mal dissimulés qu'il formait pour la ruine de la société antique, le christianisme était, au sein de Tempire bienfaisant des Antonins, un démolisseur qu'il fallait combattre. Toujours pessimiste, intarissable en lugubres prophéties*, le chrétien, loin de servir au progrès rationnel, s'en montrait dédaigneux. Les docteurs catholiques regardaient presque tous la guerre entre l'empire et l'Église comme nécessaire, comme le dernier acte do la lutte de Dieu et de Satan; ils affirmaient hardiment que la persécution durerait jusqu'à la fin des temps*. L*idée d'un empire chrétien, bien qu'elle se présente quelquefois à leur esprit", leur semble une contradiction et une impossibilité*.

4. Oracles sibyllins, à chaque pnge. «Christiani, Samaritoc el quibus prœsentia semper cum enormi libertale displiceant. » Vopiscus, Saturnin, 7. Voir aussi le Philopalris, en se rappelant que ce petit écrit est postérieur au temps où nous sommes.

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