‹ L'église chrétienneChapitre 230 sur 371 · Tert., /» Hfarc, IV · texte numérisé non relu

Tert., /» Hfarc, IV

[Âni46J L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. Bdi

r Asie-Mineure, où il continua de déployer pour la propagation de Terreur une immense activité. Il parait que, dans ses dernières années, il entama de nouveau des négociations pour se rattacher à TËglise catholique, mais que la mort en empêcha le succès ^ Souvent une certaine timidité de caractère s'associe bien aux grandes hardiesses spéculatives, et Marcîon paraît s'être fréquemment contredit. D'un autre côté, une telle fin répondait si parfaitement aux besoins de la polémique des orthodoxes, qu'on doit les suspecter de l'avoir inventée. C'est Apelle qui ramènera l'école marcionite à un déisme presque orthodoxe.

Marcion reste, en tout cas, le plus audacieux novateur que le christianisme ait connu, saint Paul même y compris. Saint Paul n'avait jamais nié la relation des deux Testaments; Marcion les opposait l'un à l'autre comme deux antithèses. Il alla jusqu'à s'attribuer le droit de refaire la vie de Jésus à sa guise et de changer les Evangiles systématiquement. Même les Épltres de saint Paul, qu'il adoptait, furent par lui arrangées et mutilées, en vue d'effacer les citations de l'Ancien Testament et le nom d'Abraham, qu'il abhorrait *.

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