‹ L'église chrétienneChapitre 237 sur 371 · Aaioi^aitMvic · texte numérisé non relu

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5. La question se posait, on le voit, dans Jes mômes termes que du temps de Pline et de Trajan. V. ^5 Évangiles, ch. xxi. Comp. ApoL, II, %; Athénagore, init,; Lettre des Égl. de L. et V., dans Eus., V, i, 33; Lettre apocr. de Marc-Aurèle, p. 402 B.

3. Jeu par iotacisme sur xj^tmi. Cf. le Philopalris, 23, peutêtre Suétone (Claude, 25) et les inscriptions d'Asie Mineure (mn^ Paul, p. 363 ; voir aussi Arch. des miss, scient., m* série, t. III, p. 436). Cf. Clém. d*Alex., Slrom., II, ch. 4; Tert., Ad tiat., I, 3; Lact., I/isL div,, IV, 7.

370 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An ioO]

toute simple; elle vient des démons. Le polythéisme ne fut autre chose que le règne des démons. Socrate le premier voulut renverser leur culta ; les démons réussirent à le faire condamner comme athée et impie. Ce que Socrate avait fait chez les Grecs au nom de la raison, la Raison elle-même, revêtue d'une forme, devenue homme et s'appelant Jésus-Christ, Ta fait chez les barbares ^ Voilà pourquoi on appelle les chrétiens athées. Ils le sont, si Ton entend par athéisme la négation des faux dieux de l'opinion; mais ils ne le sont pas au sens véritable, puisque leur religion est la religion pure du Créateur, admettant en second rang' le culte de Jésus, Fils de Dieu, et en troisième rang' le culte de l'Esprit prophétique. Le royaume qu'ils attendent n'est pas terrestre ; il est divin. Comment l'autorité ne voit-elle pas qu'une telle croyance lui est un bon auxiliaire pour maintenir l'ordre dans le mondeî Quelle barrière plus forte contre le crime que la doctrine chrétienne î

Justin trace ici un tableau de la n^or^le du Christ, d'après les textes de Matthieu, de Marc et de Luc, surtout de Matthieu. Il en établit l'innocuité et

montre combien elle est utile à l'Ëtat. II n'y a pas

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