Sim. X
[An 152] L'ÉGI^ISE CHRÉTIENNE. 411
gens du monde est exti'ême. Il n'est à Taise que dans un cercle de gens simples, ne, sachant pas ce que c*est que méchanceté, sans différends entre eux, se surveillant et se reprenant réciproquement*, se réjouissant des vertus les uns des autres, toujours préls à partager avec celui qui n'a rien le fruit de leur travail. Dieu, voyant la simplicité et la sainte enfance de ces bons ouvriers, bénit leurs travaux, se plaît à leurs petites charités. L'enfance est pour Hermas, comme pour Jésus, ce qui donne la première place devant Dieu * .
La christologie de l'auteur d'Hermas rappelle le gnosticisme. Il ne désigne jamais Jésus ni par son nom ni par celui de Christ. Il l'appelle toujours le Fils de Dieu % et fait de lui un être antérieur aux créatures, un conseiller sur les dessins duquel Dieu fit la création *. En même temps que cet assesseur divin a tout créé, il soutient toute chose*. Son nom est hors de comparaison avec tout autre nom*. Parfois, à la suite des elkasaïtes, Hermas conçoit le Christ