Irénée, III, m, 4; Saint Jér., De tiris iU
[An 15*] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 451
niens et de marcionites virent Polycarpe à Rome, et revinrent à l*EgIise orthodoxe. Polycarpe laissa ainsi dans la capitale du monde un nom vénéré. Irénée et Florin restèrent peut-être à Rome après leur maître; ces deux esprits, fort différents l'un de l'autre, étaient réservés à suivre des voies bien opposées.
Un immense résultat était acquis. La règle de prescription est posée. La vraie doctrine sera désormais celle qui est professée généralement par les
Eglises apostoliques* et qui l'a toujours été. Qaod sempeTy quod ubique. Entre Polycarpe et Valentin, la chose est claire. Polycarpe a la tradition apostolique; Valentin, quoi qu'il en dise, ne Ta pas*. Les Églises particulières forment, par leur réunion, l'Église catholique, dépositaire absolue de la vérité*. Celui qui préfère son sentiment propre à cette universelle autorité est un sectaire, un hérétique.
4. Sedes apostolicse, ... matrices et originales fidei. Tert., Prœscr., ch. t\ . Cf. Irénée, III, ch. iv.
2. Mart. Polyc, suscr., 8, 46, 19 ; Pseudo-Ignace, Ad Smym.j 8.
3. Kavùv rnc «X«6ciac (Irénée, I, IX, 4}, xavùv twcXv)9ta(m}Co; (Clém.
Alex., Slrom., VII, 45), régula fidei (Tert., De virg, veL, 4; Prœscr., 44). Cf. Irénée, I, x* 4-8.