Eus., H. E., y, I, 3; lU
[An 157] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 474
pour chef de l'Église de Lyon \ fut un vieillard respectable et modéré dans son exaltation même. Attale de Pergame, fort âgé comme lui, paraît avoir été après lui la colonne de l'Eglise et la principale autorité* C'était un citoyen romain, un personnage assGR considérable; il savait le latin; toute la ville le connaissait pour le principal représentant de la petite cotnmunauté *. Un Phrygien, nommé Alexandre, exerçant la profession médicale, était connu et aimé de tous. Affilié aux pieux secrets des saints de Phrygie, Il avait part aux charismes^ c'est-àdire aux dons surnaturels de l'âge apostolique, que sa patrie faisait renaître'; comme Polycarpe, il était arrivé aux plus hauts états de l'oraison intérieure*. C'était, on le voit, un coin de la Phrygie que le hasard avait transporté en pleine Gaule. Des apports continuels vehant d'Asie* entretenaient ce premier fond et y conservaient l'esprit de mysticité qui en avait fait le caractère primitif. Le plus tôt qu'il put, Irénée, fatigué peut-être de ses luttes avec Florin fet avec Blastus, quitta Rome, pour cette Eglise
4. Lctlre dans Kus.,V, i, 89. Cf. Sulp. Sev., 11,46; saint Jôr., De viris ill., 35.