Grég. de Tours, l. c
6. Ce nom est fréquent dans les inscriptions d'Asie et de Phrygie, Corp. inscr. gr,, 3882 f, 4380, 4380 h.
474 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 158]
bonne servante Blandine, qui lui étaient fort inférieurs en dignité sociale, régalèrent en volonté. Blandine surtout fit des miracles. Elle était si frêle de corps, que l'on craignait qu'elle n'eût pas la force phyjiique pour confesser Christ. Elle déploya au contraire, le jour du combat, une force nerveuse inouïe, fatigua les bourreaux un jour entier; on eût dit qu'à chaque torture elle éprouvait une recrudescence de foi et dé vie.
Telle était celte Eglise, qui du premier coup atteignit aux privilèges des p\m hautes Églises chrétiehhes de l'Asie, et dressa, au centre d'un pays encore à demi barbare, comme un phare lumineux. Ivres de l'Évangile de Jean et de. l'Apocalypse S les chrétiens de Lyon et de Vienne, sans avoir besoin des écoles de balbutiement que le christianisme avait traversées, furent portées tout d'obord au sommet de la perfection. Nulle part^ la vie n'était plus austère, l'enthousiasme plus sérieux, la volonté de créer le royaume de Dieu plus intense. Le chiliasme, qui avait son foyer en Asie Mineure, n'était pas à Lyon moins hautement proclamé *.
La Gaule entra ainsi dans l'Église de Jésus par un triomphe sans égal. Lyon fut désigné pour être