‹ L'église chrétienneChapitre 327 sur 371 · Voir notre livre VIL · texte numérisé non relu

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2. Voir, dans Eus., IV, xxn, 8, le jugement d'Hégésippe sur tous ces écrits apocryphes, dont il voit bien le caractère hérétique.

[AniôO] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 497

Jean avait été le dernier. Mais la liberté du remaniement restait assez large encore, au moins hors des Églises de saint Paul. Quoique les quatre textes devenus plus tard canoniques eussent déjà une vogue particulière, ils étaient loin d'exclure les textes parai-

lèles. L'Evangile des Hébreux gardait toute son autorité. Justin et Tatien s'en servaient probablement. L'auteur des épîtres de saint Ignace (deuxième moitié du II' siècle) le cite comme texte canonique et reçu \ Aucun texte en réalité n'épuisait la tradition et ne supprimait ses rivaux. Les livres étaient rares et mal gardés. Denys de Corinthe % à la fin du II* siècte, parle des falsificateurs des « Ecritures du Seigneur • », ce qui suppose que les retouches continuèrent plus de cent ans après la rédaction de notre Matthieu. De là cette forme indécise des paroles de Jésus qui se remarque chez les Pères apostoliques*.

\ . Ad. Stnym., 3, en comparant saint Jérôme, De viris iU., c 46. Cf. Cérygme de Pierre et Paul^éans Origène, De prinCj I, proœm., c. 8. Eusèbe (//. E,, III, xxv, B) et Nicéphore (Gredner, Gesch, des neutest. Kanon, p. 243) le placent parmi les âvTiXep'utva. Pour Tatien, voir Ëpiph., haer. xtvi, 4. Cf. Hilgenfeld, Nov. Test, extra can, rec, IV, p. 34 .

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