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4. Cf. Vie de Jésus, p. lv, note. Voir, par exemple, Clém. Rom., Ad Cor.I, ch. 43, 24, 46. L'auteur de la prétendue deuxième épitre de Clément (voir ci-dessus, p. 399-400], se sert, à côté de
498 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 160]
La source est toujours vaguement indiquée; de fortes variantes se produisent dans ces citations, jusqu'à saint Irénée. Quelquefois, des paroles d'Isaïe, d*Hénoch sont alléguées comme des paroles de Jésus ^ On ne distinguait plus entre la Bible et TÉvangile, et des paroles de Luc sont citées avec cet en-tête : « Dieu dit*. »
Les Evangiles restèrent ainsi, jusque vers Tan 160 et même au delà, des écrits privés, destinés à de petits cercles'. Chacun avait le sien, et longtemps on ne se fit nul scrupule de compléter, de combiner les textes déjà reçus*. La rédaction n'était pas ferme; on ajoutait, on retranchait ; on discutait tel ou tel passage, on amalgamait les Evangiles en circulation pour en former un seul ouvrage plus portatif*. La transmission orale, d'un autre côté, continuait d'avoir un
Matthieu et do Luc, doTÉvangile des Egyptiens. Môme observation pour Barnabe et Hermas, pour pseudo-Ignace et pseudo-PoIycarpe. Toujours Matthieu ou son équivalent, rÉvangile des Hébreux, servent de base aux citations.