‹ L'église chrétienneChapitre 333 sur 371 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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1. Épiph., haïr, xxvi, 2, 3. Comp. Pisiis Sophia, p. 23, 47,48.

5. Origène, hom. i fn Luc. (t. III, p. 933); saint Ambroise, In Luc, l, 2; saint Jérôme, pranf. in Matth., et sur Luc, i, 1.

(An ieO] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 505

A peine est-il un des Douze qui n'ait eu son Évangile supposée On n'inventait plus, il est vrai; mais on voulait savoir des détails que les quatre inspirés avaient omis. L'enfance du Christ surtout tentait vivement la curiosité. On ne pouvait admettre que celui dont la vie avait été un prodige eût vécu durant des années comme un Nazaréen obscur.

Telle futTorigine de ce qu'on appelle les « Évangiles apocryphes », longue série de faibles ouvrages dont il convient de placer le commencement vers le milieu du ii* siècle. C'est faire injure à la littérature chrétienne que de mettre sur le même pied ces plates compositions et les chefs-d'œuvre de Marc, de Luc, de Matthieu. Les Évangiles apocryphes sont les Pouranas du christianisme ; ils ont pour base les Evangiles canoniques. L'auteur prend ces Evangiles comme un thème dont il ne s'écarte jamais, qu'il cherclic seulement à délayer, à compléter par les procédés ordinaires de la légende hébraïque. Déjà Luc était entré dans celte voie. Ses développements sur l'enfance de Jésus et sur la naissance de Jean-Baptiste*,

4. Thomas, Matthias, Barthélemi, Barnabe, etc. Fabricius, Cod. apocr. IV. T., I, 335-386; II, 526-554; Credner, Gesch, des neu(e3l, Kanons, p. 241, 244, 256; Ori^ène et saint Jérôme, loc, cil.; décret de Géiase, ch. 6; Eusèbe, H, E., III, 25.

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