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504 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 160]

livre linit par être retiré de la circulation, et la diversite des textes l'emporta définitivement dans l'Eglise catholique.

Il n'en fut point ainsi dans les sectes nombreuses qui pullulaient de toutes parts. Celles-ci n'admirent pas que la production évangélique fût en quelque sorte cristallisée et qu'il n'y eût plus lieu d'écrire de nouvelles vies de Jésus. Les sectes gnosliques voulaient des textes sans cesse renouvelés pour satisfaire leur ardente fantaisie. Presque tous les chefs de secte eurent des Evangiles portant leur nom, à l'exemple de Basilide, ou compilés à la manière de Marcion, selon leur bon plaisir. Celui d'Apelle venait, comme tant d'autres, de l'Evangile des Hébreux *. Markos mêla tout, l'authentique et l'apocryphe*. Valentin, comme nous l'avons vu ', prétendait remonter aux apôtres par des traditions à lui personnelles. On citait un Evangile selon Philippe, fort cher à certains sectaires, lin autre qu'ils appelaient « l'Evangile de la perfection »*. Les noms des apôtres offraient une ample provision de garants pour toutes ces fraudes*.

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