Pour Bélial. Cf. Ascension d'Isaïf*, 1. c
538 ORIGINES DU CHRIfiTIANISME. (An 160)
montagnes, à la mer, au soleil flamboyant, à la lune brillante, aux morts eux-mêmes, et fera de nombreux signes devant les hommes. Ce n'est pas la droiture, c'est Terreur qui sera en lui. Il égarera beaucoup de mortels, les uns Hébreux fidèles et élus*, les autres appartenant à la race sans loi, qui n'a pas encore entendu parler de Dieu. Mais, lorsque s'accompliront les menaces du grand Dieu, et que l'embrasement roulera sur la terre à flots gonflés, le feu dévorera aussi Béliar et les hommes insolents qui ont mis leur foi en lui^
Nous avons été frappés, dans l'Apocalypse*, de ce personnage mystérieux du Faux Prophète, thaumaturge séducteur des fidèles et des païens, allié à Néron, qui le suit chez les Parthes, doit reparaître et périr dans l'étang de soufre avec lui*. Nous fûmes portés à soupçonner que ce personnage symbolique désignait Simon le Magicien •. En voyant, dans l'Apocalypse sibylline, « Bélial de Sébaste » jouer un rôle presque identique, on se confirme dans cette hypothèse. Les rapports personnels de Néron et de Simon
^, Les expressions du vers IIÏ, 69, nous paraissent bien de la date où nous sommes; ailleurs [Carm, sib,, II, 169, 175), ces mêmes expressions nous semblent empruntées du troisième livre. Le rédacteur du second livre sibyllin (II, v. 167-168) a résumé en un seul vers tout ce passage sur <x Bélial de Sébaste ».