Ibid,, p
5. Ibid., p. 43-44, 419-420. Cf. Homélies pseudo-clém., ii, 47.
[An 161] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 530
le Magicien ne sont peut-être pas aussi fabuleux qu*ils le paraissent. En tout cas, cette association des deux pires ennemis que le christianisme naissant ait rencontrés était bien conforme à Tcsprit du temps et au goût de la poésie apocalyptique en général. Dans V Ascension d'Isaïe, Béliar est Satan, et Satan s'incarne en quelque sorte dans un roi meurtrier de sa mère, qui régnera sur le monde pour y établir Tempire du mal *. L'auteur du roman pseudo-clémentin croit que Simon reparaîtra en Antéchrist à la fin des temps *. Au m* siècle, un trouble plus grand encore s'introduit dans cet ordre d'idées bizarres '.On reconnaît deux Antéchrist, l'un pour l'Orient, l'autre pour l'Occident, Néron et Bélial. Plus tard, Néron finit par devenir, aux yeux des chrétiens, le Christ des juifs*. Les supputations des semaines de Daniel venaient compliquer ces chimères. Saint Hippolyte, du temps des Sévères, y est plongé tout entier •. Un certain Juda prouvait par Daniel que la fin du monde allait venir
i. Asc. d'Isaïe, ch. iv.