‹ L'église chrétienneChapitre 363 sur 371 · Comparez le Govemo délia liberté di Stena in Montalcino · texte numérisé non relu

Comparez le Govemo délia liberté di Stena in Montalcino

dés uile protestation contre l'invasion et un maititien de leurs droits dans l'infortune et dans Pexil *, » 11 y eut de même des monnaies à la légende TVRRIS DAVIT, frappées longtemps après la prise de Jérusalem par les musulmans*.

£n toute hypothèse, il faut admettre que beaucoup des monnaies juives de la seconde révolte ont été frappées hors de Jérusalem. Tout le monde, en effet, accorde que, si les révoltés ont été maîtres de Jérusalem, ils en ont été assez vite chassés. Or, on trouve des monnaies de la seconde et de la troisième année de la révolte. M. Gavedoni expliquait par cette différence de situation la différence des légendes Snitit» minS et aStm^ n*innS, la seconde, seule, répondant à l'époque où les révoltés étaient maîtres de Jérusalem. Quoi qu'il en soit, la possibilité d'un monnayage fabriqué à . Béther est mise hors de doute.

Qu'à un moment de la réyolte, et au milieu des nombreux incidents de guerre qui remplirent deux ou trois années, les révoltés aient occupé iElia et en aient été bientôt chassés; que l'occupation de Jérusalem, en un mot, ait été un épisode .court de ladite guerre, cela est strictement possible ; c'est peu probable cependant. La Legio J» Fretensis, que Titus avait mise pour garder les ruines, y reste au u% au m* siècle et jusqu'aux temps du bas ethpire, comme si rien ne s'était passé dans l'intervalle'. Si les révoltés avaient été un jour maîtres de l'espace sacré, ils s'y fussent cramponnés avec fureur; de toutes parts ils y fussetlt accourus ; tous les combattants de Judée

1. Vogué, Revue numismatique, 1865, p. 296 et suiv»; Schlumberger, Revue archéol, 1878, p. '180 ci suiv.

2. Schlumberger, les Principautés flanques du Levant, p. 32 et suiv.

3. Clermont-Ganneau, dans les Comptes rendus de lAradcmie des inscr., p. 162, 163, 167 ot suiv.

au moins s'y fussent portés ; le fort de la guerre eût été là; le temple eût été relevé, le culte rétabli; là se fût livrée la dernière bataille, et, comme en 70, les fanatiques se fussent fait massacrer sur les ruines du temple ou du moins sur son emplacement. Or il n'en est rieo. La grande opération poliorcétique a lieu à Béther, près de Jérusalem; nulle trace de lutte sur remplacement du temple; dans la tradition juive, pas un souvenir d'un quatrième temple ni d'une reprise des cérémonies.

II semble donc bien que, sous Adrien, Jérusalem ne subit pas de siège sérieux et ne traversa pas de nouvelle destruction. Qu' aurait-on détruit, je le répète? Dans l'hypothèse où jElia ne commence à exister qu^en 136, après la fin de la guerre, on aurait détruit un champ de ruines. Dans rhypothèse ou iËiia date de 122 ou à peu près, on aurait détruit les commencements de la ville nouvelle que les Romains voulaient substituer à Tancienne. À quoi bon une telle destruction, puisque, loin d'abandonner le projet d'une nouvelle Jérusalem profane, les Romains en reprennent l'idée, à partir de cette époque, avec plus de vigueur que jamais? Ce qu'on a légèrement répété sur la charrue que les Romains auraient fait passer sur le sol de la ville et du temple n'a pour bases que de prétendues traditions juives, rapportées par le ïalmud* et saint Jérôme*, où Ton a confondu Terentius Rufus, qui fut chargé par Titus de démolir Jérusalem ', avec Tineius Rufus, le légat impérial du temps d'Adrien. Ici encore, Terreur est venue du mirage historique qui a fait transporter à la guerre d'Adrien, dont on sait peu de chose, les circonstances beaucoup mieux con-

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