‹ L'église chrétienneChapitre 368 sur 371 · Voir ci-dessus, p. 259 et suiy · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, p. 259 et suiy

guère du ii' siècle après J.-C. L'état du peuple à Pepoq'ie ou Tauteur écrit est relativement heureux et tranquille, au moins dans le pays où il écrit. Les Juifs paraissent riches, à rétat de domesticité chez les grands, servant d'iotermédiaires dans tous les achats \ occupant les places de copfiance, employés comme intendants, majordomes, sommeliers, ainsi que nous les voyons dans les livres d'Esiher, de Néhémie'. Loin d'être troublée par les songes et les colères qui obsèdent tout Juif à partir du i^^ siècle de notre ère, la conscience de l'auteur est sereine au plus jiaut degré. Il n'est pas précisément messianiste. Il croit & un avenir merveilleux pour Jérusalem, mais sans mifacle au ciel ni roi Messie.

Le livre est donc, selon nous, antérieur au ir siècle de notre ère. Par le sentiment pieux qui y règne, il est bien postérieur au livre d'Esther, livre d'où topt sentiment religieux est absent. On songerait à TÉgypte pour le lieu où un pareil roman put être composé, si la certitude que le texte original fut écrit en hébreu ne créait à cela une difficulté. Les Juifs d'Egypte n'écrivaient pas en cette langue. Je ne crois pas cependant que le livre ait été composé 4 Jérusalem ni en Judée. Ce que veut fauteur, c'est relever le Juif provincial qui a horreur du schisme et reste en communion avec Jérusalem. Les idées persanes qui ren^plissent l'ouvrage, la connaissance relative qi)'a ^a^^eur des grandes villes de POrient, quoiqu'il se trompe éirangenient sur les distances, feraient songer à la Mésopotamie, surtout à TAdiabène, où les Juifs furent dans un état si florissant à partir du milieu du v siècle de notre ère.

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