‹ L'église chrétienneChapitre 369 sur 371 · AYopotoT^ç · texte numérisé non relu

AYopotoT^ç

2. Se rappeler Néhémie, échanson d*Artaxerxc; Mardochée, attaché à la norte d'Assuérus.

En supposant le livre ainsi composé vers l'an 50 clans la haute Syrie, on aura, ce rac semble, satisfait à la plupart des exigences du problème. L'état des pratiques et des idées juives, surtout en ce qui concerne le pain des païens, rappelle les temps qui précèdent immédiatement la révolte sous Néron*. Le( description de la Jérusalem éternelle semble calquée sur l'Apocalypse (ch.xxi); non que TuD des auteurs ait copié l'autre; mais ils puisent à un fond d'imaginations communes. La démonologie, surtout la circonstance du démon enchaîné dans les déserts de la haute Egypte, rappelle Tévangéliste ^iarc. tlnfin, la forn^e de mémoires personnels que présente le texte grec, au moins dans ses premières pages*, fait penser au livre de Néhémie; cette forme n'est plus en usage dans les apocryphes postérieurs à l an 70. — Les inductions qui porteraient à reculer la date de la composition à une date antérieure, inductions que nous n'avons pas dissimulées, sont contrebattues par des considérations qui détournent, d'un autre côté, d'attribuer au livre une grande ancienneté.

Un fait capital, en effet, c'est qu'op ne trouve, chez les Juifs ni chez les chrétiens, aucune mention du livre de ïobie avant la fin du ii* siècle ^. Or il faut avouer que, si les chrétiens du !•'" et du n* siècle eussent possédé le livre, ils Teussent trouvé en parfaite harmonie qvec leurs sentiments. Soit Clément Romain, paf exemple; certainement, s'il avait en un pareil écrit entre les mains, il l'eût cité, comme il cite le livre de Judiih. Si le livre était antérieur à Jésus-Christ, on ne comprendrait pas qu'il fût resté dans une telle obscurité. Au contraire, si on admet que le livre

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