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Papias, L c

2. La plus grande objection contre cette hypothèse est que Papias, qui parle tant des traditions du Presbyléros et d'Arislion, ne connut pas le quatrième Évangile. A la rigueur, on peut admettre que rÉvangile ne fut rédigé qu'après que Papias eut achevé ses cinq livres. Mais il reste singulier que les traditions recueillies par lui ne rappellent pas davantage le quatrième Évangile. Eusèbe, qui avait noté chez Papias tant de citations d*Aristion el du Presbytéros, ne dit pas que les traits empruntés à ces deux traditionnistes se rapprochassent du quatrième Évangile.

3. C'est la première des trois épUres censées johanniques. Elle était citée par Papias (Eus., H. £., III, xxxix, 46); or Papias ne

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contre les docètes ou phantasiastes, qui étaient alors le grand danger du christianisme en Asie*. On insistait avec force et même avec une sorte d'affectation sur la valeur du témoignage de l'apôtre, témoin oculaire des faits évangéliques*. L'auteur, écrivain habile h sa manière, peut avoir imité le ton de la conversation de Tapôtre Jean. L'esprit de ce petit ouvrage, est grand, élevé, malgré quelques traces des bizarreries elkasaïtes*. La doctrine en est excellente; c'est la charité réciproque, l'amour des hommes*, la haine du monde corrompu". Le style, touchant, pressant, pénétrant, est absolument le même que celui de l'Évangile ; les défauts du quatrième Évangile, la prolixité, l'aridité, résultant d'interminables discours pleins de métaphysique abstruse et d'allégations personnelles, sont ici beaucoup moins choquants.

connaissait pas ou du moins i>'admettait pas le quatrième Évangile. Irénée, Ciément d'Alexandrie et les Pères du m® siècle citen l'Épître sur le môme pied que TÉvangile.

4. I Joh., I, 4-3; IV, 2, 3; cf. Il Joh., 7. Voir Terlullien, De carne Chris li, 24.

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