‹ L'église chrétienneChapitre 37 sur 371 · V, VIII · texte numérisé non relu

V, VIII

2. Papias, dans Eus., H. E,, III, xxxix, 4, 44. Nous lisons cl tcQ xupicu [u.a6DTfov] (AaOr.raî Xs'fcuoiv. Ce présent marque une génération postérieure à celle des apôtres, soit qu'on établisse la contemporanéité avec le temps où Papias écrivait, soit qu'on l'établisse avec le temps où il interrogeait (cf. ibid,, 45). Cette phrase, prise à la rigueur, exclurait l'hypothèse de rapports personnels entre Papias et les deux traditionnistes; mais on y peut supposer une anacoluthe, etEusèbe n'a probablement pas tort [ibid.p) d*affirmer que Papias entendit personnellement Presbyléros et Aristion. La preuve qu'il en donne n'est pas péremptoire; mais il possédait le livre et pouvait à cet égard mieux juger que nous.

quable du Presbytéros était le jugement quMl portait sur rÉvangile de Marc. II le trouvait insuffisant et surtout désordonné; il y découvrait une complète ignorance de Tordre véritable des événements dans la vie de Jésus ^ Le Presbyléros croyait évidemment savoir mieux les choses, et sa tradition, s'il l'écrivit, dut s'écarter tout à fait pour le plan de celle de Marc.

Nous inclinons à croire que le quatrième Evangile représente les traditions de ce Presbytéros et d'Aristion *, lesquelles pouvaient remonter à l'apôtre Jean. Il semble, d'ailleurs, que, pour préparer la fraude pieuse, on lança préalablement une épître catholique, censée de Jean, qui devait habituer le public ^ d'Asie au style qu'on allait tenter de lui faire adopter comme étant celui de Tapôtre *. On y ouvrait l'attaque

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