Notez surtout Topposition au docétisme
3. Origène (dans Eus., VI, xxv, 40) douto de l'authenticité des deux petites épîtres. Eusèbe {H. E., IH, xxv, 2-3; voir cependant Demonstr. évang., III, 5) les place parmi les écrits conlpslés et ouvre l'hypothèse des homonymes. Saint Jérôme {De viris ilL, 9, 48) dit qu'on les attribue communément au Presbyléros, Le décret de Gélase les présente comme l'œuvre de ce dernier. De bonne heure, néanmoins, ces deux épîtres passèrent pour être du môme auteur que la / Johannis. Irénée, I, xvi, 3; III, XVI, 8; Canon de lluratori, lignes €8-69; Clém. d'Alex.^ Hypotyposes, p. 374 (cf. Eus., H. E,, VI, 44); Strom,, II, ch. xv; Denys d'Alex., dans Eus., H. £., VII, 2fi; Aurelius de Chullu, au troisième concile de Cartbage, sous saint Gyprien (Labbe, I, col. 795).
80 ORIGINES DU GHRISTIANISMl!:. [An 126]
destinés à offrir des spécimens de style pastoral. Ainsi, dans la première, le nom de la destinataire est en blanc et remplacé par la formule : « A la dame élue *** *. » Dans la seconde, le destinataire est désigné par le nom de Caïus, qui servait souvent d'équivalent à notre « un tel * » . On croit remarquer dans ces deux billets quelque imitation de Tépître pseudo-johannique* et des épîtres de saint Paul*, Il est probable que derrière ces presbyteri anonymes, « qui avaient vu les apôtres », et dont Irénée rapporte si mystérieusement les traditions, se cache aussi parfois notre Presbytéros '.
A la fin du m" siècle, on parlait de deux tom-
beaux vénérés à Ephèse; on attachait à tous les deux le nom de Jean •. Au iv* siècle, quand on bâtit, avec le passage de Papias, le système de l'existence distincte de Presbytéros Joannes''^ on attribua un de
4. ÉjOixTf xupia... Comp. versets 5, 13. L'emploi de KupU comme nom propre est à peine constaté par un exemple. Y. Pape, 8. h, V. Notez le vague de III Joh., 5-40.