‹ L'église chrétienneChapitre 80 sur 371 · IIPetri,in · texte numérisé non relu

IIPetri,in

3. Comp. H Pétri, i, 49 et IV Esdr., xii, 42. Notez aussi II Pétri, II, 4, 9.

U. Il Pétri, I, 44, 46-48; m, 2, 45. Le passage i, 44, fait allusion à quelque légende analogue à celle qui se lit dans Jean, xxi, 4 8 et suiv.

5. Ch. II. L^auteur applique aux gnostiques les tirades de Jude contre les mal pensants.

6. Eusèbe. //. E., III, m, 4; xxv, 3 ; VI, xiv, 4 ; xxv, 8; Saint

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L'enseignement de ce docteur est digne, du reste, de l'âge apostolique par sa pureté et son élévation. L'élu devient « participant de la nature divine », en renonçant à la corruption du monde. Patience, sobriété, piété, charité fraternelle, horreur pour T hérésie, attendre, attendre, toujours attendre, voilà la vie du chrétien.

Je vous ai donc écrit cette seconde épltre, mes bienaimés, comme la première, afin de réveiller vos bons sentiments , et pour que vous vous rappelle» les paroles des prophètes, les préceptes de vos apôtres, sachant bien que, à l'approche des derniers jours, viendront des railleurs, se conduisant selon leurs propres convoitises, qui diront : « Eh bien, qu'est devenue la promesse de son avènement? Depuis que nos pères sont morts, tout continue de rouler comme par le passé! » Ils oublient que, de même qu'il y eut autrefois des deux et une terre tirés de Feau, qui périrent par l'eau, de même le ciel et la terre d'à présent sont réservés pour le feu S qui s'allumera au jour du jugement et de la destruction des impies. N'oubliez pas, mes très-chers, qu'un jour devant le Seigneur est comme mille

Jérôme, De viris illusir., 4 : « a plerisque ejus esse negatur. » Une simple lecture sofôt à un homme attentif pour en voir le caractère apocryphe. La maladresse du faussaire se trahit à la façon dont il copie Tépltre de Jude, à Taffectalion avec laquelle il insiste sur l'authenticité de sa lettre, à la manière dont il parle de Paul (m, 46), à une foole de particularités insolites dans une lettre apostolique (par exemple, m, 2).

4. Sur le déluge de feu, comp. Méliton, De veHtate, p. 50- 54, Cureton. Cf. les Évangiles, p. 470.

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années, et que mille années sont comnie un jour^. Le Seigneur n'est pas en retard pour Texécution de sa promesse, ainsi que certains le croient; mais il use envers vous de longanimité, voulant que personne ne périsse et que tous arrivent à repentance. Le jour du Seigneur viendra comme un voleur; alors les cieux s'en iront en morceaux avec fracas, les éléments embrasés seront dissous, la terre et tout ce qu'elle enferme sera consumée. Avec quelle piété, quelle circonspection devons-nous attendre et hâter la venue de ce jour de Dieu, où, après l'anéantissement de l'univers, nous espérons, conformément à sa promesse, des cieux nouveaux et une terre nouvelle, dans lesquels la justice habitera ! C'est pourquoi, mes très-chers, pleins de cette attente, faites en sorte qu'il vous trouve en paix, sans tache et sans reproche, et considérez la patience qu'y met Notre-Seigneur comme un bonheur pour nous; de même que notre cher frère Paul, selon la sagesse qui lui a été donnée, vous l'a aussi écrit, dans toutes les épîtres où il parle de ces sortes de choses, épîtres dans lesquelles il y a certains passages diiliciles à comprendre, que les ignorants et les esprits mobiles torturent, comme du reste les autres Écritures, pour leur propre perdition. Vous voilà informés, mes très-chers; soyez donc sur vos gardes, de peur que, entraînés avec tant d'autres par les séductions de ces misérables, vous ne veniez à tomber de votre ferme assise *.

Avec « la deuxième Épître de Pierre » , fut fermé, cent ans environ après la mort de Jésus, le cycle

4 • Gomp. Ps. XG, 4.

S. II Pétri, III, 4 et suiv.

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d'écrits qu'on appela plus tard le Nouveau Testament, par opposition à l'Ancien. Cette seconde Bible, dont Jésus fut l'inspirateur, bien qu'il ne s'y trouve pas une ligne de lui, était loin d'offrir un canon arrêté; beaucoup d'opuscules, plus ou moins pseudépigraphes, étaient admis des uns, repoussés des autres. Les écrits nouveaux étaient encore peu répandus, inégalement lus^ La liste n'en était pas tenue pour close, et nous verrons divers ouvrages, tels que le Pasteur d'Hermas^ prendre place à côté des écrits déjà consacrés, sur un pied d'égalité. Néanmoins l'idée d'une révélation nouvelle était déjà, pleinement acceptée. Dans la prétendue « deuxième Epître de Pierre », les épîtres de saint Paul sont placées parmi les « Écritures* », et ce n'était pas la première fois qu'une telle expression était employée *. Le christianisme avait ainsi son livre sacré, recueil admirable qui devait faire sa fortune dans les siècles

4. Ainsi Fauteur des Actes ^ disciple de Paul, De connatt pas les épUres de Paul. L'auteur des épltres à Timothée et à Tite oe connaît pas les Actes. Luc ne connaît pas Matthieu, et Tauteur des écrits johanniques semble faire abstraction de tous les autres écrits du Nouveau Testament.

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