n Pétri, m
3. Epist. Barn., 4 (passage qui peut cependant se rapporter à IV Esdr., VIII, 3). V. Vie de Jésus, p. lv, note. Cf. I Tim., v, 48. Théophile d'Ântloche, le Canon de Muratori, Irénée nous présentent l'idée d'un second canon clairement arrêtée.
lU ORIGIKES DU CHRiSTlAKlSME. (ia 12^
étoigaés où, le souvemr dinect des origîœs ëburt perdtt) les religions ne vaient plus que par leurs textes écrits.
Il va. saiDs dire que la Bible juive gardait toute son aatorité et coalinuait d'être teBue pour la révélation directe de Dieu. Cétait ce vieux canon et les écrits apocryphes qu'on y avait aaaexés (tels que le livre d'Hénocfa, l'Assamption de JMûîee, etc.), qu'on -envisageait avant tout comme le recueil de la parole divine. On n'y touchait plus, tandis que, pour les écrits nouveaux, ou ne s'interdisait ni les additio(ns, ni les suppressions, ni les remameu^enls arbitraires ^ Nul ne se faisait scrupule de prêter aux apôtres et à Ghri&t lui-même des paroles et des écrits qu'où jugeait bons, utiles, dignes de cette sainte origine \ S'ils n'avaimt pas dit ces belles choses, ils avaient pu les dire, et cela suffisait. Un usage ecclésiastique poussait à ces sortes de fraudes, et les rendait presque nécessaires ; c'était l'usage des lectures dans les églises'. La lecture des écrits apostoliques et prophétiques devait occuper, dans les réumons, tout le temps que ne prenaient pas les mystères et
4. Ddnys de Cor., dans Eusôbe, H. E., IV, xxiii, \t\ Origène, Comment, in MaUk., ux, 49.
t. Cf. I Thess., n, 2; m, 47.