‹ L'église chrétienneChapitre 84 sur 371 · Justin, DiaL · texte numérisé non relu

Justin, DiaL

3. Masséketh Sépher Thora^ i, 8 (Kirchheim). Maasékelh Soferim, i, 7; Megillath Taanilh, fin.

4. Justin, ApoL I, 34; Oratio ad Grœc, 43; Jrénée, Adv. hœr,, m, XXI, 2.

[Adi^ l'égusb chrétienne. «9

introdoit ce principe absurde (pue rien dans la Bible n'est insignifiant, qne toute lettre a été écrite avec inkiiiîon et înfltie sur le sms^. Dès lors les tpaduc* teors alexandrins, qni avaient traduit h«imaiiiein»it et en philologues, non en cabbalistes, semblaient ne pouvoir servir aux controverses du temps. On incîdentait sur des particularités grammaticales sans portée ; on voulut des traductions de la Bible qui rendissent chaque md hébreai ou plutôt ehacfne racine hébraïque par un mot gret:, dût la traduc Jon ainsi faite n*ol!rir aucun sens.

AqoUa fut le pius célèbre de ces nouveaux traducteurs, voués à une littéralité insensée*- Son

f. T. les Évaitgiles, p. 515-546.

2. Toyez ci-dessus, p. 28-30; Epiph., De menstrris, 2, H, 15 (eomp. Tabrégé attribué à Épiphane, De LXX mlerprelibus) ; Irénée', HI, xxi, \ ; Origène, EpUU ad A fric, 2; Eusèbe, H. E,j T, 8; Demanstr. evang,, VU, 1 ; saint Jérôme, Epist. ad Pammach., 0pp. IV, 2* part., p. 255; Devins ilL, c. 54; Prœf, in Job; Epist. 425 ad Damasum, 0pp. Il, 567; Epist. 438 ad Marc, II, 707; Epist. 24 (74) ad Marc, IV, 2* part. p. 64 ; ad Algas., qtisst. 40; In Ezech., m; ht Is,, viir, xin, xlix; Philastre, 442; saint ÂngustiD, De civ. DeijXV, 23 ; Novelles, cxLvi, 4 ; Synopse dite d'Athaii., 0pp., t. II, p. 203; Chron. d'Alex., à l'an 432; Taira, de Jér., Megilla, i, 44, fol. 74 c; Scbemoth rabba, sect. 30; Sehaischéleth hakhabhala, fol. 28, c. ir. L'identification d'Aquila et d'Onkelos est inadmissible, nonobstant ràrgument que Ton tire de Talm. de Bab., Megilla, 3 a, et Talm. de Jér., Megilla, i, 4t, comparés entre eux. Cf. Tayyih^ rabba, sect. 33 ; Buxtorf, Lex,

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travail était daté de Tan xii d'Adrien ^ Quoique simple prosélyte *, il avait peut-être été élève d' Aquiba % et, en effet, son exégèse est le pendant exact de la casuistique du rabbin. A chaque mot hébreu répond un mot grec, même quand il résulte des absurdités de cette superposition^.

Talm., col. 4241. Oa semble les avoir confondus systématiquement {HisL des long, sentit., m, i, 2, noie 4). Cf. Masséketh Semahoth, viii; les Evangiles, p. 228, note 3.

4. Epiph., De mensuris, 43. Ëpiphane avait dû prendre ce chiffre dans quelque manuscrit d^Aquila.

2. Irénée, L c; Eusèbe et Jérôme, /. c, surtout In h., viii, 44. Quelquefois cependant saint Jérôme rappelle /udomm. Le Talmud en fait un prosélyte. Talm. de Jér., Megilla, 74 c; Kidduschin, 59 a. Dans Masséketh Semahoih, viii, et dans Talm. de Bab., Ahoda zara, 2 a, AquiJa joue en effet le rôle d'un riche prosélyte. Cependant Texégèse d'Aquila est en accord si parfait avec les principes de Rabbi Aquiba, qu'il faut qu'Aquila ait été nourri dans les écoles juives. Un prosélyte, gagné à la synagogue de la façon que prétend Ëpiphane (De mens., 44, 45, v. cidessus, p. 28-30), n'eût pas pris une place aussi marquée dans un monde aussi particulier.

3. Talm. de Jér., Hagiga, ii, 4 ; Kidduschin, i, 4, fol. 59 a; saint Jérôme, In Is., m, 44; xiii.

4. Ainsi HM est toujours rendu par aw, et, au premier verset de la Genèse, Dieu crée olv tov eùpavov xal obv rh 'fvt. Cf. Bereschith rabba, i, où Ton prétend que, selon Aquiba, cet et de Gen., i, 4 , veut dire qu'il s'agit là des cieux et de la terre avec ce qui est dedans. Cf. les Évangiles, p. 545-516; saint Jérôme, ad Pammack., 1. c; In Is., xlix; In Jerem., xx, xxxi; In Ezech,, III, où secunda edilio équivaut à ^lurtpwoïc (Novelles, pass. précité}, et non h « seconde édition ». Voyez ci-après,

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La traduction d'Aquila fut bientôt connue des chrétiens et les contraria fort. Habitués à tirer leurs textes des Septante, ils voyaient dans cette nouvelle traduction un renversement de leurs méthodes et de toute leur apologétique. Un passage surtout les troublait. Les Églises voulaient à tout prix lire l'annonce prophétique de la naissance virginale de Jésus dans un passage d'Isaïe (vu, 1/i), qui signifie tout autre chose, mais où le mot irapOevoç, employé pour r hébreu aima et désignant la mère du symbolique Immanouèi (Dieu avec nous), avait quelque chose de singulier. Ce petit échafaudage était renversé par Âquila, qui pour aima mettait vsavw^ On prétendit que c'était là de sa part une pure méchanceté; on inventa tout un système de pieuses calomnies, pour expliquer comment, ayant été chrétien, il avait appris l'hébreu et s'était livré à cet immense travail uniquement pour contredire les Septante et pour faire disparaître les passages démonstratifs de la messianité de Jésus \

Les juifs, au contraire, charmés de l'apparente

p. S43, note 2. Une traduction est à sa manière une ^tuT^puoic, une mischna»

4. Justin, DiaL, 43, 67 et suiv., 74,77 et suiy.; Irénée, Adv, hoer., III, XXI, 1.

t. Épiphane, De mens,, \ 4, 1 5.

«s ORIGIlf£S DU CHRISTIAl^ISME. fAa i»]

exactitude de la version nouvelle, la préférèrent hauteesent à celle des Septante ^ Les ébionites on naaan reçus en iSrent également an usage fréquent. La façon dont Aquila avait rendu le passage d'isaje leur servait à prouver, contre les exaltés des Églises grecques, que Jésus était simplement fils de Joseph'.

Aquila, du reste, ne fut pas le seol à traduire rhébreu selon la méthode de Rabbî Aquiba. La version grecque de TËcclésiaste qui fait partie de la Vulgate grecque offre la particularité essentielle que Rabbî Aquiba fit adopter aux traducteurs de son école', et pourtant cette version n^est pas d'Aquila^

4. Origône, Ad A fric., L c. ; saloC Augustin, De civ^ Dei, ]. c; saint Jérôme, In h.j viii, et In Ezeck., m; Novelles, l. c; Talm. do Jér., âfegiUa, i, H, et Âzariah de Rossi, Meor énaim, TI, ck. 45.

2* Irénée, /. e. Cf. saint Jérôme, In Is., viii. Voir les fragments conservés delà version d'ÂquiladansMontfaucon, HexapL, et dans Dathe, Opuscula.

3. La particule HM y est rendue par «ûv (ii, 47 ; lu, 47 ; viii, 8, 45, 47, etc. Cf. Graolz, Koh.j p. 474 et suiv.). L'Apocalypse d'Esdras (vi, 59, cum seculo=^ini^ tov aîûva) offre un exemple de cette singularité, et ce n^est pas une des moindres raisons qui font croire que cette apocalypse a été composée en hébreu. La traduction grecque en aurait été faite vers le temps d'Aquila.

4. Une version différente de celle-là figurait, dans les Hezapics .VOrigène, sous le nom d'Aquila.

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