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Tombeau de Benedetto Maffei

Tombeau d'Agostino Maffei.

L’Eglise de la Minerve

son érudition. Le vide qui s’ouvre au delà de la statue était destiné à recevoir une peinture ou un bas-relief, qui sans doute n’y furent jamais exécutés, à moins qu’on n’ait voulu laisser cette lacune pour symboliser le néant des choses humaines.

Ce tombeau est à nos yeux un modèle d’élégance et de bon goût b

Il convient aussi de donner un regard à celui de l’évêque Agostino Maffei (f 1490) qui se voit tout près, date de la même époque et est l’œuvre du même artiste ou de son école.

Le défunt est couché mort sur l’urne-cercueil, très basse et très austère; au delà du lit funèbre apparaît la Vierge Mère, soutenue par deux anges, devant un fond de magnifiques draperies pourpres en peinture.

L’encadrement du sujet principal est également fort remarquable. Sur une base toute nue s’élèvent les socles des deux colonnes, portant des écussons du mort, et entre deux enserrant son éloge gravé sur marbre.

Sur les socles s’élèvent de gracieux piliers ornés de fleurs stylisées. Les chapiteaux sont corinthiens; au-dessus de l’architrave, la frise est décorée de cerfs fuyant devant des chiens, allusion au cerf qui apparaît dans les armes des Maffei.

L’inscription est discrète et sobre: elle nous apprend que le défunt était un ami des “ bonnes lettres „ , qu’il fut très honoré, et que sa vertu ne fut jamais au-dessous de sa fortune 2.

En sortant de la chapelle, le visiteur verra sur sa droite, et appuyé contre le mur du pilastre, le monument de Piggiani, exécuté en 1865, par Ignazio Gfiacometti. Il est en marbre blanc,

1 Voir notre Nécrologe lapidaire de la Minerve, ou encore Forcella, Iscriz., n° 1633.

8 On lira cette épitaphe dans notre Nécrologe lapidaire de la Minerve : on la lit dans Forcella, Iscriz., n° 1638.

L’Eglise de la Minerve

avec clés sculptures en relief, représentant au centre la Madone, et sur les côtés les apôtres saint Thomas et saint Jacques, avec leurs attributs et leurs noms.

C’est une œuvre sincère et de bon goût.

§ 6. — La chapelle de saint Jean-Baptiste.

On voyait là primitivement un autel de la Visitation fixé simplement contre le mur. C’était déjà un chapitre de la vie du Précurseur.

Sur cette muraille Domenico G-hirlandajo avait peint l’histoire de saint Jean-Baptiste, telle qu’il la peignit encore à Santa-Maria-Novella de Florence, à ce point semblable que l’une était presque la reproduction de l’autre.

La chapelle fut bâtie par G-iovanni Tornabuoni, riche marchand florentin, mais les peintures de Grhirlandajo disparurent avec la muraille qu’elles embellissaient.

Dès l’année 1588, le couvent céda cette chapelle à la famille Naro, qui a laissé plus d’un bon souvenir dans cette église.

Plus tard elle passa aux Patrizi.

C’est en 1600 qu’elle fut dédiée simplement à saint Jean- Baptiste h

A l’autel, deux colonnes de “ breccia corallina „ supportent un fronton triangulaire et encadrent une peinture sur toile, qui représente le Précurseur debout annonçant l’Agneau de Dieu.

Au-dessus du fronton, saint Jean-Baptiste prêche à la foule dans son désert, assis familièrement et austèrement sur un rocher.

1 Le fait est attesté par cette petite inscription qu’on lit dans la coupole en lettres d’or sur fond bleu: D. loi. Baptistae dicatum anno Jub(ilaei) MDC.

Deux dames romaines dans la chapelle Naro.

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