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Tombeau de Giacomo Tebaldi

Tombeau de Francesco Tornabuoni.

L’Eglise de la Minerve

les mains croisées sur la poitrine et en vêtements pontificaux. Le socle contient l’éloge suprême, clans un cartouche soutenu par deux anges, et repose par cinq modifions sur une base peu élevée, mais ornée de chandeliers et de guirlandes. Le défunt, dit l’épitaphe, s’était rendu célèbre par sa science du droit, sa charité envers les pauvres, sa générosité à soutenir les hommes de talent.

Le style du monument et même de l’épitaphe est à la fois simple, sobre et magnifique b

Au-dessous est le tombeau de Francesco Tornabuoni, marchand florentin (f 1480). C’est l'œuvre de Mino cia Fiesole.

Le défunt, jeune encore, est couché sur son cénotaphe, les mains croisées sur la poitrine, un sourire sur les lèvres, comme dans un songe heureux. Il est superbement vêtu d’un costume civil. Sur la couche funèbre, contre la paroi, au centre dans un disque rayonnant un crucifix en peinture, et à droite et à gauche les armoiries de Florence et clés Tornabuoni. L’urne est terminée et supportée clés deux côtés par deux demi-corps de sphinx ailés, à pattes de lion, symboles du mystère de la mort ; au centre l’épitaphe très brève nous rappelle que le défunt fut l’ami de Sixte IV et mourut d’une mort prématurée et

1 Voici cette épitaphe en hexamètres de l’époque:

Qui fuit urbis honos generosa a proie Thebaldis Frigulu murmoreo Jacobus tenet ossa sepulchro. Caesareas norat leges Montisque Feretri Praesid erat nullique fide et pietate secundus. Pauperiem tollebat humo clarisque favebat Ingeniis justique pater moderator et aequi Cujus virtutem admirans animumque pudicum Cardineo divus decorabat honore Calistus.

Qui obiit an. Iesu Christi MCCCCLXV1 die IV mensis septemb. hora XVI.

L’Eglise de la Minerve

cruelle Le monument est supporté par une dalle de marbre que soutiennent deux consoles, entre deux piliers plats très gracieusement ornés et surmontés d’une architrave et d’une corniche embellies d’oves et de fleurs.

Remarquer au-dessous de l’urne la petite coquille, symbole de l'immensité, de l’éternité.

Le style en est superbe de distinction, de sobriété et de touchante poésie.

Un peu plus loin, devant le mur de la façade, il faut s’arrêter avec attention pour admirer le tombeau de la princesse cypriote Cantacuzena Floridi (f 1508) et de sa fille Isabelle. C’est une petite merveille de goût et d’art grec, et par l'architecture simple et exquise, et par l'ornementation à la fois élégante, pure et sobre.

Un cippe en bas-relief, chargé d’une épitaphe s’encadrant dans le mur et surmonté d’une cimaise arquée, aux ornements et volutes adorables, entre deux piliers et une frise de style corinthien, le petit chef-d’œuvre est flanqué à droite et à gauche, mais à distance, de deux piliers élégants ornés de fleurs stylisées et dorées, supportant des chapiteaux ornés de grandes larmes et un arc embelli uniquement d’un chapelet d’oves: et c’est tout. Mais tout cela est conçu et exécuté u con amore „ et avec un esprit, un sentiment et un goût parfaits. C'est le mari de la défunte qui le fit ériger.

L’épitaphe, gravée sur le cippe, au-dessous des armoiries, est un profond sanglot, tels qu'on en trouve dans les chœurs de Philoctète. Elle nous rappelle les malheurs de la famille,

1 L’épitaphe n’indique ni le genre, ni le jour de la mort:

Francisco Tornabono nobili florentino Sixto 1111 pont. max. ceterisque chariss.

acerba morte magnae de se expectationi subtracto Joannes patruus pos.

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