‹ L'Église de Lyon pendant la RévolutionChapitre 14 sur 191 · I. Notice manuscrite · texte numérisé non relu

I. Notice manuscrite

ENFANCE ET JEUNESSE DE M. DE MARBEUE Ij

ecclésiastique ou laïque, désignait l'un des sujets, persuadé d'avance de l'excellence de son choix. « M. de Marbeuf reçut beaucoup de remercîments de plusieurs seigneurs qui lui avaient donné cette marque de confiance ». Le petit jeu des recommandations et des influences, l'intervention toujours fâcheuse des gens d'afî'aires, prirent fin comme par enchantement '.

M. de Marbeuf avait à cœur d'assurer les avantages temporels de son clergé aussi bien que les avantages spirituels, car en procurant à SCS prêtres les secours nécessaires, il les rendait plus patients et plus dociles. Les vicaires de l'époque n'avaient pour traitement que la « portion congrue » -. Pour beaucoup ce n'était que le strict nécessaire. Survenait-il une maladie dispendieuse, fallait-il, pour remplir une nouvelle mission, se transporter avec ses meubles sur un point éloigné ? c'était la misère fatale, et la misère a toujours été donneuse de mauvais conseils. L'évêque ouvrit d'abord tout grands son cœur et sa bourse; mais les ressources s'épuisèrent. Un de ses grands vicaires, M. Drouas, eut à disposition un capital de 30.000 livres qu'il pouvait employer à une œuvre de son choix. M. de Marbeuf employa ce fonds providentiel à une œuvre destinée cà soulager les vicaires pauvres, espérant avec raison que des dons nouveaux permettraient, dans la suite, des allocations plus généreuses. Le Conseil épiscopal reçut mission de distribuer chaque année, suivant les nécessités à lui soumises, les revenus de cette caisse de secours. L'évêque vit juste : la nouvelle institution calma beaucoup d'anxiétés et rendit aisé le devoir de l'obéissance.

En 1774, M. de Marbeuf fut nommé à l'abbaye de Saint-Florent. de-Bonneval, diocèse de Chartres, ordre de Saint-Benoît, congrégation de Saint-Maur. Le revenu du bénéfice était de 14.351 livres- Que fera l'évêque d'Autun ? Conservera-t-il l'abbaye de Saint- Jacut ? Il l'abandonnera aussitôt pour se conformer à la loi du Concile de Trente qui interdit la pluralité des bénéfices, loi sage s'il en fut, destinée à mettre un frein à la cupidité naturelle à l'homme;

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