CHAPITRE XXIII
ANNEES DEXIL
Invitation du cardinal-archevêque de Ferrare. — L'Archevêque, en 1791, est déjà obligé à l'emprunt. — Nouvelles charges par suite de l'arrivée delà comtesse de Marbeuf et de ses enfants. — La donation des 200.000 livres. — Comment cette somme fut passée à Mn^^ de Marbeuf. — La quittance des 200.000 livres. — La comtesse veut revenir à Paris en 1792 : efforts pour la retenir près de l'Archevêque malade. — Détresse de l'année 1794. — M. de Marbeuf s'ingénie à trouver des prêteurs. — Secours procurés par les vicaires généraux de Lyon et quelques amis. — Départ de la comtesse de Marbeuf. — M. de Fenoyl veut faire revivre la donation des 200.000 livres. — Grave mécontentement de l'Archevêque. — Explications embrouillées. — Les heures lourdes de l'exil. — Les amis durant l'émigration. — Portrait moral de M. de Marbeuf par M. VerdoUin.
Quand M. de Marbeuf fut arrivé en pays étranger, il trouva, au château de Resve-en-Brabant , une invitation pressante du cardinal Mattei, archevêque de Ferrare, lequel souhaitait vivement voir quelque évêque français émigré accepter de partager dans son palais sa table et sa fortune.
Bien que fort touché d'une si charitable prévenance, l'Archevêque de Lyon fut obligé de répondre par un refus. Il devait à ses amis, le prince et la princesse de Montmorency-Robecq, dont il avait été l'hôte à Marolles, de ne pas les quitter si brusquement.
Malheureusement, il avait dû partir de France sans avoir eu le temps de faire aucun préparatif et sans s'être procuré des ressources. La berline qui l'emporta ne contenait que peu de linge, une vingtaine de volumes et quelques rares objets précieux.
Aussi voyons-nous M. de Marbeuf, dès 179 1, se préoccuper vivement d'un emprunt nécessaire. Les meubles de M. de Montazet, qu'il a achetés et sont restés impayés, se trouvent aux mains de la
L'Abbé Jean-Baptiste VERDOLLIN vicaire général de M. de Marbeuf
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Nation qui les prête à son intrus. C'est de ce chef une créance de 68.000 livres qu'il songe à éteindre en toute loyauté. « J'ai à Lyon, écrit-il, 20.000 livres que j'emploierai à ma libération ; j'ai à Autun 15.000 livres. J'emprunterai 33.000 livres, à charge d'en payer la rente sur le revenu de mes terres. » Dans la même note, il fait remarquer qu'on lui doit à Lyon 30.000 livres pour son traitement de 1790. Il a droit à ce traitement puisque, en 1790, le serment n'était pas encore exigé. « C'est, ajoute-t-il, le maximum accordé à ceux qui ont perdu 100.000 livres. »
Il est à croire que les événements, en rendant caduques quelquesunes de ces espérances, annulèrent en partie ses calculs. Et les charges de l'Archevêque allaient s'accroître de jour en jour.
Car M. de Marbeuf avait décidé sa tante, la jeune comtesse née de Fenoyl, cà le rejoindre en exil avec les deux enfants qu'elle avait eus du gouverneur de la Corse, Laurent et Alexandrine. La comtesse, fort hésitante d'abord, avait fini par céder aux instances du Prélat et, sur la fin de juin 1791, elle était arrivée en Brabant. Les inquiétudes de M. de Marbeuf furent calmées.
Le soin de procurer le nécessaire à cette chère famille et de la garantir des dangers avait été toujours le grand souci de l'Archevêque de Lyon. Dès la mort du comte de Marbeuf, il consentait à la veuve une donation de 100.000 livres et une pareille donation aux orphelins, ses enfants; il s'engageait à un versement annuel de 10.000 Hvres de rentes, en attendant le complet versement des 200.000 livres promises. Presqu'aussitôt, on le voit vendre sa terre patrimoniale de Kerveleguen pour le prix de 170.000 francs.
Mais voilà que bientôt M™^ de Marbeuf eut besoin de grosses sommes pour se dégager. L'Archevêque lui donna, une première fois, 76.000 livres pour liquider l'achat qu'elle avait fait de la terre de Cussy-le-Chatel ; une seconde fois, il versa 70.000 Hvres pour la terre de Nogentel ; une dernière fois, il donna 50.000 livres pour le paiement de l'hôtel du prince de Salm, rue de Grenelle, hôtel acquis par M"'^ de Marbeuf. Les versements atteignirent au total 196.000 livres. L'Archevêque se réservait, sur ces avances, une pension pour lui-même et une autre pour son frère; les pensions ne furent jamais soldées.
Yvcs-Alfxaudie de Marbeuf.
Toutefois, en 179 1, se voyant privé de ses bénéfices et sentant la menace peser sur ses biens patrimoniaux, l'Archevêque prit peur de cette donation de 200.000 livres qu'il avait consentie à la femme et aux enfants de son oncle, donation qui avait été faite en bonne et due forme.
S'appuyant, et avec raison, sur les versements qu'il avait faits à trois reprises pour dégager M"'^ de Marbeuf, il décida d'annuler la donation des 200.000 livres parle moyen d'un billet en forme dans lequel la comtesse de Marbeuf reconnaîtrait avoir reçu les 200.000 livres promises à la mort de son mari. Le billet fut libellé par maître Pavant, notaire à Paris, qui le porta à Marolles, le lé mars 1 791 ; la comtesse voulut bien accepter de le signer.
Ce billet de 200.000 livres reparaîtra à deux reprises, et assez malheureusement.
En avril 1792, la comtesse de Marbeuf, inquiète du sort qu'allaient subir ses propriétés de France, manifesta à l'Archevêque sa volonté de se séparer de lui et de rentrer à Paris avec ses deux enfants. Celui-ci en ressentit une peine extrême. Il estimait avec la comtesse que le retour en France était pratiquement possible, les frontières étant mal gardées ; mais il jugeait que le calme dont semblait jouir la France n'était qu'apparent ; il l'appelait une honace entre deux tempêtes. Aussi essaya-t-il de détourner la comtesse de ce qu'il croyait une périlleuse aventure. D'après lui, il était préférable de laisser les biens en péril et de sauver les personnes.
M""^ de Marbeuf s'entêta dans son idée.
L'Archevêque était alors fortement indisposé, souffrant d'un gros rhume, de la goutte et de la fièvre. Son chagrin ayant aggravé le mal, la princesse de Robecq et la comtesse de Reugny crurent devoir faire des représentations à M""^ de Marbeuf. Elles purent la décider à prolonger son séjour. La comtesse s'exécuta même « avec beaucoup de bonne grâce ». Les événements dont Paris fut le théâtre, et surtout les massacres des eptembre 1792, donnèrent raison aux pressentiments de l'Archevêque. Un certain nombre d'émigrés qui étaient revenus, trompés par le calme apparent, trouvèrent la mort dans ces journées terribles, ou, par la suite, périrent sur l'échafaud.
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M. de Marbeuf sut un gré très vif « à sa chère famille » de ce qu'elle demeurait auprès de lui, et il se réjouissait de l'avoir au moins affranchie « du tourment de la Terreur ».
Mais il dut porter lui seul tout le poids des lourdes charges qui allaient grever son budget.
En 1794 la détresse devient extrême.
Car M. de Marbeuf n'a pu résister à la joie d'obliger des amis dans le besoin. Il a prêté 5.000 livres à M. de Maucourt, gentilhomme lorrain ; 2.040 louis à Monsieur et à Madame de Penhoet ; 6.000 livres à la comtesse de Reugny. A l'abbé Girard qui est dans la misère, à Saint-Maurice-en-Valais, il fait don de 600 livres.
Rien ne rentre des 7.000 livres que doit payer annuellement l'acquéreur de la terre de Bretagne. L'intendant des terres de Kérousy et de la Vigne, un M. de Lisy, dont le rôle est quelque peu louche, a porté à la Nation les sommes qu'il a reçues de la main des fermiers.
C'est la misère dans toute son horreur. L'Archevêque se décide à vendre la montre en or à répétition, avec aiguilles et cercle de diamants, souvenir de son oncle le comte de Marbeuf. Il vend encore au poids le peu d'argenterie qu'il a en sa possession, son plat à barbe et les objets de son nécessaire. Il ne peut réussir à se défaire de sa berUne.
Toutefois le prince deRobecq finit par trouver un prêteur. Sous sa caution formelle, un M. Verthyer, receveur du comte Bouchover, avança 14.000 livres.
En 1795, la nécessité d'emprunter reparaît tout aussi urgente. Dans une note qu'il communique à M. VerdoUin, à l'effet de négocier un nouvel emprunt, l'Archevêque de Lyon énumère les garanties qu'il peut offrir aux prêteurs.
Il juge que M""^ de Reugny peut devenir une excellente caution. Cette dame, qui consent à s'engager, a vendu en 1790 sa terre de Pouzy-en-Berry, à un M. Paye, médecin des eaux de Bourbon-l'Archambault, contre 100.000 livres payables en huit ans, et 6.000 livres de rentes viagères annuelles. Ledit sieur Paye devenu carmagnole, ne payait plus depuis longtemps ; « mais la comtesse de Reugny avait d'excellents arguments contre son acheteur. »
Il ajoute « que la base de ses propriétés à lui est moins que sûre ».
Ce qui le rend « hardi pour trouver de l'argent », c'est qu'il a entre les mains les billets de la comtesse de Marbeuf. Car, même durant l'émigration, ne voulant à aucun prix mourir dans les dettes, le Prélat exigeait de sa tante un reçu, sous forme de billet, chaque fois qu'il lui avançait une somme. Il avait à cette époque déjà bon nombre de billets de la comtesse.
Or, la dette de M"'^ de Marbeuf pouvait être hypothéquée sûrement sur la terre qu'elle possédait en Corse, cette île n'étant plus au pouvoir des Français. Les 4.000 arpents qui avaient été défrichés et les maisons qu'on avait bâties pour loger des colons grecs rendaient annuellement 4.000 livres, somme suffisante pour garantir le nouvel emprunt. On retirerait de la terre un revenu énorme, s'il devenait possible de mettre en valeur les 30.000 arpents demeurés en friche. La comtesse toutefois ne pouvait faire les frais de cet immense travail.
Une note du 26 février 1795 indique que l'on fit toutes les tentatives imaginables pour vendre le marquisat de Marbeuf, en Corse. La comtesse écrit à son oncle M. Chaillon de Jonville, à sa sœur la comtesse de Bussy, à Sir Elliot, vice-roi de la Corse. L'Archevêque, de son côté, s'adresse à M. d'Erard, marquis d'Hellenvilliers, son beau-frère, réfugié à Londres. Il s'agit de trouver un acquéreur, à tout le moins un prêteur sur hypothèque de la somme de 6.000 livres. La nécessité est si pressante que l'Archevêque calcule les distances pour s'expliquer la lenteur ou le retard des courriers.
Il a frappé à toutes les portes. « Depuis le 23 décembre (1794), dit-il, les lettres de l'abbé Courbon ne me sont point parvenues. Celle de cette date m'annonçait qu'il me ferait passer, sous huit ou dix jours, des nouvelles de M. Régny, gendre, ci-devant trésorier de la ville de Lyon qu'il avait intéressé au succès de mon affaire, et aussi des réponses d'un notaire de Lyon, établi à Livourne, plein d'activité et en correspondance avec plusieurs Corses. Cette lettre a probablement été en route, mais n'a pu me parvenir à raison de l'invasion de la Hollande. J'ai écrit d'Oldenbourg à M. Courbon, le 15 février, pour le prier de m'adresser à Lubeck les réponses qu'il
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aura. Je l'ni pressé avec la plus vive instance, parce que je suis sûr de son zèle, et aussi parce qu'il sait mieux qu'un autre se créer des moyens. Ce côté m'inspire une grande confiance.
« J'ai écrit, le 26 janvier, à Monsieur le marquis de Sabran pour le prier de redoubler de zèle pour trouver à Gênes, à Livourne, ou dans d'autres parties de l'Italie qu'il habite, une vente de la terre de Corse, ou un emprunt qui y soit hypothéqué, ou enfin une somme à emprunter. Je ne doute point du zèle du marquis ; mais sa position semble l'éloigner des lieux où on peut espérer du succès. Quoi qu'il en soit, il faudra attendre l'événement et penser que, si la négociation avec Sir EUiot a quelque succès, c'est à son amitié que nous le devons. Il doit aussi faire passer la réponse que ce vice-roi doit faire à M"^" de Marbeuf.
« Mgr Brancadoro, nonce à Bruxelles, avait bien voulu, à Leuwarde, se charger de chercher les moyens d'assurer à M""^ de Marbeuf un emprunt hypothéqué sur sa terre. Pour cela il avait promis d'écrire à un avocat de Gênes, auquel il croyait des moyens, pour traiter ou la vente ou l'emprunt. Depuis le mois de novembre, il n'a pas plu à Son Excellence d'écrire à Leuwarde ni pour affaire, ni pour société, ni pour la commission qu'il avait acceptée d'une façon fort aimable. Je serais porté à croire à l'oubli. Cependant ce prélat m'a paru si paresseux que je regarde encore comme possible que son silence soit une suite de son caractère insouciant, et qu'il ait, malgré cela, écrit à Gênes. La suite fera voir le mérite de cette conjecture.
« Enfin, le 26 janvier, j'ai écrit à M. Girard pour le prier de me faire passer le plus tôt possible l'argent qu'il doit avoir entre les mains et qui m'est très nécessaire. Pour cela, je lui indique une lettre de change sur Lubeck où je serai établi, ou sur Hambourg où il sera aisé d'envoyer. Par occasion, connaissant les ressources de M. Girard, je le prie de voir, mais avec sa prudence ordinaire, si M. David pourrait lui envoyer de l'argent, pour moi, provenant ou du dépôt qu'il avait entre les mains, s'il n'a pas été pillé, ou des effets que M. Linsolas me dit exister encore, ou enfin d'un emprunt, si c'était possible. Je lui observe que, si la Révolution veut finir, sur mon seul patrimoine je serai fort en mesure de rembourser, ayant de belles terres en Bretagne. Je ne sais à quoi cela servira, mais le moment exige d'user de toutes mes ressources. »
Cette note de M. de Marbeuf met en lumière le zèle que déployèrent les vicaires généraux de Lyon pour venir en aide à leur archevêque, et cela au plus fort de la persécution.
M. Verdollin épuisera toutes ses réserves.
M. Courbon se trouvait en Italie. Fuyant devant les Français, il s'était arrêté à Bologne dans un modeste hôtel. Il n'y passa qu'une nuit, car le cardinal Joannetty, archevêque de Bologne, ayant appris son arrivée, l'envoya chercher et lui fit offrir un asile dans l'un des principaux couvents de la ville. Bien vite le cardinal se prit d'affection pour le grand-vicaire de M. de Marbeuf, et, ayant distingué son zèle et son activité, il le nomma supérieur de tous les prêtres français réfugiés sur son diocèse. Dans cette honorable fonction, M. Courbon fit des merveilles. A l'arrivée d'un prêtre émigré, il s'occupait de le placer dans une communauté, ou chez de bons ecclésiastiques, ou au sein d'une famille chrétienne. Il avait soin que ses protégés fussent bien pour le corps comme pour l'âme ; il les visitait souvent. De concert avec M. ChoUeton, âme de feu, il organisa, pour les exilés, des missions ou retraites qui eurent, au témoignage de M. de Montblanc, le futur archevêque de Tours, qui les avait fréquentées dans sa jeunesse sacerdotale, les meilleurs résultats. M. Courbon décida la vocation de M. de Tournefort, plus tard évêque de Limoges, qu'il avait connu jeune avocat émigré. Il se fit son professeur de théologie et le gagna à l'Église. « Tribune pour tribune, lui disait-il, celle que la Religion vous offre vaut bien celle que votre profession vous assurait ». En 1800, M. Courbon revint à L5'0n ^
L'abbé Girard put trouver 1.200 livres, M. Linsolas 900 seulement. M. d'Érard envoya de Londres 3.000 livres.
Certainement M. Régny dut faire quelques avances. Il était trésorier des deniers communs et octrois de la ville de Lyon avant la Révolution. Homme d'une haute probité, ami particulier de M. Courbon, il se trouvait à la tête d'une grosse fortune. Nous le voyons (13 janvier 1792) réclamer au Directoire du département le cautionnement de 600.000 livres qu'il avait versé a son entrée dans la charge de trésorier de la ville. Le Directoire rendit le caution-
I. Notice manuscrite communiquée par M. le chanoine Bourchany.
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nement tout en faisant grand état des services passés : « La conduite observée par le sieur Regny dans sa gestion, dit-il, et la régularité qui ont dirigé toutes les opérations de la comptabilité qui lui était confiée, les avances et les sacrifices même qu'il a faits pour la chose publique, sollicitent en faveur de ce père de famille le remboursement qu'il réclame » '.
L'Archevêque, dans la note de février 1795, fait encore mention de M. David. Quand M. Hémey, vicaire général, quitta la ville de Lyon, il déposa entre les mains de M. David, receveur des dîmes, une somme de 6. 000 livres. Ce dernier put parvenir à empêcher la Nation de s'emparer de cette somme qui fut, dans la suite, envoyée à l'Archevêque.
Il convient encore de nommer M. Balan d'Arnas qui servait d'intermédiaire entre M. Linsolas et M. Girard. Il fit passer certaines sommes ^.
La comtesse de Marbeuf se sépara de l'Archevêque en août 1795. Il sera piquant de relire les lettres qu'elle écrivait à M. de Marbeuf, après le départ, lettres dont M. Verdollin a conservé quelques extraits.
Dans un billet adressé d'Augsbourg, le 19 octobre 1795, la comtesse laisse parler librement toute sa gratitude : « Je reconnais toujours, disait-elle, la bonté de cœur de Monseigneur dans l'inquiétude qu'il veut bien avoir que je n'aie pas d'argent. Je vous remercie bien tendrement de vos sollicitudes. Oui, Monseigneur, j'en ai, et je n'en manque pas. Vos bontés pour le petit trio lui font du bien ; croyez qu'il en est reconnaissant, et que jamais il n'oubHera tout ce qu'il vous doit d'attachement et de reconnaissance. »
D'un autre côté M"^= de Marbeuf écrivait à M. Verdollin. Dans sa lettre du 13 décembre 1795, datée pareillement d'Augsbourg, la comtesse appelle tout uniment M. de Marbeuf : le dieu des parents.
Avant le départ de sa tante, l'Archevêque avait exigé d'elle sa parole d'honneur très expresse de satisfaire les créanciers, le