Directoire de Lyon
2. Nous devons à la bienveillance de M. le comte Geoffroy de Virieu communication d'une liasse énorme de lettres envoyées par M. Girard à M. Balan d'Arnas, lettres d'affaires en apparence. Ici et là, des surcharges à l'encre sympathique montrent, sous leur brièveté, les services que le vicaire général attendait de son ami de Lyon.
plus tôt qu'il se pourrait, s'il venait à mourir avant que d'avoir pu les désintéresser complètement « remplissant ainsi toute justice à leur égard ». La comtesse avait souscrit très volontiers à une si légitime exigence.
Toutefois, et par surcroît de précautions,j'Archevêque stipula, dans son écrit du 9 janvier, qu'aucun des billets signés parla comtesse ne lui serait rendu avant qu'elle ait satisfait tous les créanciers. Il renouvellera dans la suite, à deux reprises, cette recommandation formelle.
A la date du 21 novembre 1796, les dettes réelles de l'Archevêque s'élevaient à la somme de 23.612 livres : il les avait contractées dans leur totalité pour venir en aide à M'"^ de Marbeuf et à ses enfants. Sa dépense personnelle se trouvait des plus réduites : il était l'hôte du prince et de la princesse de Robecq qui ne voulurent jamais rien recevoir ; le gage de son unique domestique ne s'élevait qu'à un chiffre très modeste \
Or, voici que les difficultés vont naître, et du côté précisément où il semblait que l'Archevêque ait pu croire qu'il en serait totalement garanti.
Un grave conflit s'éleva entre le prélat et la comtesse, sa tante, conflit provoqué par l'intervention de M. de Fenoyl, frère de M'^^^'de Marbeuf.
M. de Fenoyl, qui s'occupait très activement des affaires de sa sœur et des orphelins Laurent et Alexandrine, préoccupé de les remettre à flot, eut la malencontreuse idée de faire revivre la donation de 200.000 livres consentie par l'Archevêque^ avant la Révolution, donation que M""^ de Marbeuf avait reconnu avoir reçue dans son entier, et dont elle avait donné quittance par un acte notarié sous forme de billet. M. de Fenoyl ignorait-il l'existence du billet signé par sa sœur, ou, connaissant le billet, estimait-il que les biens pour lesquels l'Archevêque avait donné 200.000 livres étant vraisemblablement perdus, l'intérêt de la veuve et des orphelins exigeait que celui-ci laissât toute sa valeur à l'acte premier de donation ?