Notice manuscrite
2. Papiers d'Hellenvilliers : Extrait des Registres mortuaires de la paroisse de Saint- Jacoh de la ville de Liihedi.
nir ne s'effacera ni de mon cœur, ni de mon esprit. Je n'ai reçu de lui que des marques d'amitié et de confiance : c'est une perte irréparable pour tout ce qui l'aimait. M'^^'^ de Reugny lui a rendu des soins qui ne peuvent s'exprimer, non seulement pendant sa maladie, qui a duré plus de six mois ; mais depuis sa sortie de France, et elle a souvent beaucoup contribué à adoucir l'horreur de sa position. Il était d'une piété angélique. Tout ce qui lui appartient, Madame, aura à jamais des droits à mon plus tendre intérêt. Le départ du petit ' a peut-être hâté sa fin. Adieu, Madame ; si j'étais assez heureuse pour pouvoir jamais vous être bonne à quelque chose, ce serait une consolation pour mon cœur. »
Au bas de ce court billet, M. Verdollin ajouta : « Citoyenne
La lettre de la digne et respectable amie de votre frère, qui l'a recueilli et soigné depuis son départ de France de la manière la plus touchante, ne vous exprime que bien faiblement notre douleur et nos regrets communs. Nous avons, tous, tant perdu, qu'à chaque jour notre affliction se renouvelle, et je sens que la mienne m'accompagnera jusqu'au tombeau : ma seule consolation serait de pouvoir tempérer la vôtre.
« P. S. Si vous étiez à portée de voir le citoyen d'Ebreuil ^ dont vous connaissez l'attachement pour M. votre frère, j'ose vous prier de lui faire part de notre malheur et de lui faire de tendres compliments de ma part. »
Le plus grand éloge qui ait été fait de M. de Marbeuf est tombé de la bouche auguste de Pie VL Dans un Bref de juillet 1798, adressé à l'archevêque de Reims, le Saint-Père ne craignait pas de dire : « Je connais M. l'Archevêque de Lyon comme un homme distingué par toutes sortes de vertus, admirable par sa science, sa foi, sa piété, par sa constance à supporter les plus grands malheurs pour l'unité catholique K.. »
Le Saint-Père avait abondamment prouvé l'estime qu'il avait de M. de Marbeuf en le chargeant, par surcroit, de l'administration spirituelle du diocèse d'Autun abandonné et répudié par Talleyrand,