Notice manuscrite
« Le 13 août 1789, il alla comme de coutume travailler avec sa Majesté qui l'accueillit avec sa bonté ordinaire. Mais, le lendemain, il reçut une lettre tout écrite de la main de sa Majesté par laquelle, après lui avoir témoigné d'une manière très affectueuse la satisfaction qu'elle avait de ses services et l'avoir assuré de sa bienveillance, le Roi ajoutait que le bien de sa cause exigeait qu'il confiât à un autre prélat l'administration de la feuille des Bénéfices, et lui ordonnait de la remettre à M. l'archevêque de Vienne. Cette lettre, qui délivrait M. de Marbeuf du poids d'une administration que chaque jour rendait plus difficile, lui parut une grâce signalée de la Providence. Il obéit sur-le-champ à l'ordre reçu et envoya la feuille des Bénéfices à M. l'archevêque de Vienne, lui faisant connaître les intentions de sa Majesté sur plusieurs points de l'administration, et offrant d'ailleurs tous les éclaircissements qu'il pourrait désirer '. »
Ce devoir accompli, les pensées de M. de Marbeuf se tournent vers son diocèse de Lyon ; on le voit prendre des dispositions pour s'y rendre sans retard.
D'abord il fait part à ses grands vicaires de son intention d'aller les rejoindre dans le courant du mois de septembre; puis il écrit à M. Gazaniol de lui préparer un appartement au séminaire. Duret consigne dans ses Nouvelles « que les équipages de M. Tarchevêque sont déjà partis », « qu'il ira passer trois ou quatre jours à Ebreuil » dans l'abbaye de M. Hémey, son vicaire général, abbaye qui était assez voisine du Forez ^ L'Archevêque ne put réaliser le projet; il ne devait jamais entrer dans son nouveau diocèse \
Cependant dès que cette résolution fut connue à Lyon, les ennemis de la religion, redoutant sa présence, prirent des mesures pour soulever la populace contre lui au moment de son arrivée. Leurs