‹ L'Église de Lyon pendant la RévolutionChapitre 5 sur 191 · PREFACE XI · texte numérisé non relu

PREFACE XI

« cvcquc de Rhônc-ct-Loire ^), à qui n'obéissent même pas ses (( vicaires épiscopaux ».

Le sang coule; tant à Lyon qu'à Feurs, on exécute 135 ecclésiastiques : un bien plus grand nombre est déporté. C'est le rajeunissement de l'Église dans le martyre, et c'est le retour de l'irrésistible prédication des témoins qui se font tuer.

Mais, cette prédication, comment et par qui la faire entendre? Car les paroisses n'existent presque plus que de nom, et les prêtres sont devenus si rares qu'on ne peut songer à les attacher au service de ces classiques circonscriptions.

Ce fut à certains égards une idée de génie que de mettre à ce moment un diocèse dix-sept fois séculaire au régime des missions. Si l'idée n'est pas de l'Archevêque, il l'a étudiée, puis approuvée, et il a de ses conseils contribué à en perfectionner l'application.

Sa marque personnelle se voit, entre autres endroits, dans le blâme, tempéré d'hommages rendus aux intentions, mais formel pourtant, qu'il fait parvenir touchant la publicité donnée au « Code de pénitencerie », qui a été institué à l'usage des prêtres tombés; pour ceux-ci, Mgr de Marbeuf ne veut pas entendre parler de « pénitence publique ».

Par contre, lorsqu'à la chute de Robespierre, une lueur de liberté religieuse commence à poindre dans la loi, si l'Église Constitutionnelle essaie de se ressaisir à cette clarté douteuse, en cherchant à se rapprocher de l'orthodoxie, l'Archevêque, en parfait accord avec son Conseil, redoute un piège. Son Mandement du Carême renouvelle le procès du schisme.

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