‹ L'Église de Lyon pendant la RévolutionChapitre 75 sur 191 · id, 14 juin · texte numérisé non relu

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possédait que cinq vicaires, puisque les sci~e vicaires de M. l'éveque ne faisaient pas deux prônes chaque dimanche dans l'égHse Saint- Jean. Il avait à cœur de se conformer « au rite pratique de la cathédrale ' ».

Bientôt les femmes s'en mêlèrent. Un club de citoyennes, fondé le V' octobre 1791, et qui tenait ses séances dans la rue Pas Étroit, décida qu'il était urgent de prier l'éveque de composer un catéchisme qui fût davantage dans les idées du jour. C'est par l'intermédiaire des magistrats que la présidente Charton et la femme Charpine firent parvenir leur requête. Le citoyen L. Prudhomme s'étant permis de renvoyer ces dames. cà la direction de leurs fourneaux, elles furent piquées et ripostèrent. La présidente Charton qui avait la meilleure plume, et aussi la meilleure langue, fut chargée de la réplique -.

Dix des vicaires métropolitains, réunis en Conseil, opinent que le nombre de lé vicaires est trop considérable, « et qu'il grève injustement la nation et la paroisse ». Ils décident d'écrire à Lamourette pour en demander la réduction : « Fermes dans notre poste, disentils, assidus cà tous nos devoirs, nous avons cherché jusqu'ici à mériter les suffrages de tous nos concitoyens : l'ouvrage nous a plutôt manqué que nous n'avons manqué cà l'ouvrage. » Ils étaient, ils l'avouent, fort peu chargés de travail! Aussi se plaignent-ils de ce que les bruits les plus désavantcigeux circulent dans la ville « contre l'inertie des vicaires métropolitains » K Ils demandent la suppression du clergé secondaire, offrant de remplir gratuitement les fonctions des deux sacristains et du maître des cérémonies. Les sacristains, d'ailleurs se conduisaient assez mal : on les surprenait se promenant en habit court, les dimanches, dunant les offices ; ils assistaient à la comédie et menaient une vie notoirement scandaleuse. Comme on les voyait mêlés au clergé métropolitain, on était tenté de croire qu'ils en faisaient partie. Lamourette donna son consentement au projet de réformes.

Avait-on assez reproché à M. de Marbeuf le défaut de résidence ?

1. Fonds Coste 3. 410. Epître à M. Lamourette, Avertissement.

2. Gonon, n^ 726. —JoiiniaJ desRcvolutious de Paris, no 155, pages 234 et 371.

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