Id. 22 nov
3. Dans la séance du 16 avril, le Directoire décide « qu'il doit être défendu à tous vicaires métropolitains de faire les fonctions de vicaire-supérieur du séminaire, le vicaire-supérieur, nommé par l'évéque et son conseil, ayant seul ce droit. Il doit aussi leur être défendu de tourner à leur profit, soit par des repas, soit autrement, les fonds destinés par le Directoire du département aux dépenses du séminaire. Le S"- Ponson, secrétaire de l'évêché, sera tenu de se retirer, et de payer de suite le prix de sa nourriture sur le pied de 40 sols par jours ». Direct, du district, 6 avril 1792.
un appel aux sections de la ville de Lyon : il ira jusqu'à demander la convocation, en synode métropolitain, de tous les curés du département.
Quand il s'agit de guerroyer contre le clergé insermenté et de le signaler aux colères du Directoire, les seize vicaires métropolitains sont d'un avis unanime. Ont-ils un moment de repos pendant la bataille ? ils se déchirent entre eux. Le Directoire doit intervenir pour mettre la paix; il décide que le premier vicaire, Servier, « remplacera l'évêque absent, tant pour ses fonctions curiales que pour les actes de juridiction qui n'exigent pas le caractère épiscopal » ; il ne pourra toutefois accomplir ces actes de juridiction « que sur les avis du Conseil ». En conséquence, l'évêque étant absent ou empêché, « le premier vicaire le remplacera dans toutes les fonctions curiales, présidera au service divin et distribuera les fonctions ecclésiastiques, ainsi que le ferait l'évêque lui-même, portera l'étole à toutes les processions, célébrera les jours de solennité, réglera toutes les messes les jours de fête et dimanches pour la commodité des fidèles, de concert avec les fabriciens, et jouira en conséquence des droits que lui accordent les décrets en l'absence de l'évêque . . . Les vicaires de la métropole seront obligés de se soumettre au présent arrêté ' ».
Rien de mieux établi; mais une nouvelle difficulté se présente. Obligé de remplacer l'évêque, Servier refuse de faire sa semaine. Le Directoire décide : « Que Servier, lorsqu'il remplacera l'évêque, peut être dispensé de garder la paroisse comme vicaire de semaine ^»
Les vicaires métropolitains sont d'ailleurs sans autorité pour se faire obéir de leurs prêtres. L'un d'eux, Ponson, secrétaire de l'évêché, ayant trouvé mauvais que le curé de Saint-Nizier, Jolyclerc, ait supprimé l'un des deux prônes qui se faisaient ci-devant dans son église, crut devoir s'en plaindre. A qui ? A l'évêque sans doute ? A son Conseil ? Non. La plainte fut adressée à la Société populaire (club central). Jolyclerc fit afficher dans les rues et carrefours sa justification. Il démontra qu'il ne pouvait être répréhensible d'avoir supprimé le second prône dans son église paroissiale, qui ne