L ESPRIT PUBLIC
cela que les trois quarts des curés et victiires meurent de faim. II faut conserver 40.000 curés ; un vicaire pour quatre paroisses rurales, soit 10.000, et 10.000 prêtres auxiliaires pour les grands centres de population. On los rémunérera honnêtement au moyen d'une caisse centrale formée par la suppression partielle ou totale des couvents et parla réduction des bénéfices auxquels n'est pas attachée la charge d'Ames. Par suite, on arri- \era à la suppression progressive du casuel, qui est un impôt odieux sur la piété, et qui désalTeclionne le peuple des pratiques religieuses *.
Ainsi, quelle que soit la forme employée par les écrivains qui proposent des remèdes aux diiTicnltés de la situation, que ce soient des dissertations pacifiques ou des récriminations hargneuses, qu'on s'en tienne à de modestes tentatives limitées aux réformes les plus pressées, ou que l'on demande un bouleversement ^'énéral de toute l'organisation ecclésiastique, nous ^ oyons se dégager quelques idées principales, (|ui sont communes à tous, tout en étant exprimées en termes différents.
I. L'oiivrape de l'abljû Fauchct fut \ ivemeiil criliqué par Barriirl iJwrnal ercU'sinslique, yûWci iv^ij, '^'ib-i-i; septembre, 3-35, et 'Klobrt'. i3o-i()7). OpiMidaiit Barruel cumiiicMice son premier arlich* eii citant les vers :
Sunt bona mixta malis, eic.
^'t il rrronnaît le bien Tonde de plusiours des revendications exprimées dans l'ouvrage. \oir. dans le même journal, l'article de Harniei (aoiit, /|o5-.'iiii) à propos du discours sur la Liberté, pro- "«ncé par l'abbé Fauchel dans réjrlis'" de Saint-Jaccpics, le r)aoiil, a»> cours do la cérémonie consacrée à la mémoire des ciloyens •n'>rU à la prise de la Bastille.
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Avant tout, l'amélioration du sort de ceux qui travaillent uliiement au soin des àrnes. — Cette amélioralion procurée par la réduction des fonctions jugées inutiles. — Collation des emplois aux plus dignes et non aux mieux recommandés. Pour arriver à ce résultai, élections ou présentation de candidats par listes, en dehors desquelles l'évéque ou le Roi ne pourront porter leur choix.
C'était, au fond, ce que les cahiers avaient dit, notamment à Paris ; c'étaient du moins ce que pensaient les rédacteurs de ces cahiers, môme quand ils avaient cru devoir envelopper leurs vclmix de formules restrictives. Ce sont hien les bases sur lesquelles on essaiera d'asseoir la Constitution civile du Clergé, et si celle Constitution n'avait rien contenu de plus, il est certain que le Saint-Siège ne l'aurait pas repoussée.