‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 145 sur 364 · I. Vie, etc.. I · texte numérisé non relu

I. Vie, etc.. I

a. Ibid., I, 350.

22 M. EMERT SORT DE PRISO:^

« Saint-Sulpice ne périront pas entièremenl... Que la « bénédiction de M. Olier et de tous les saints prêtres « de la compagnie tombe et repose sur vous î »

Cette fois encore, M. Emery fut épargné et sa comparution fut ajournée : le 9 thermidor le sauva et mit fin aux angoisses de ses amis et de ses enfants, mais sa captivité ne prit pas fin aussitôt. Beaucoup de prisonniers furent élargis dans les jours qui suivirent la mort de Robespierre, mais les prêtres furent retenus pendant de longs mois. Ce n'est que le 4 brumaire an 111 (25 octobre 1794) que son ordre de mise en liberté fut signé ^ ; il avait été en prison plus de quinze mois. Le 9 brumaire, les scellés placés sur ses effets furent levés par les commissaires qui les avaient apposés, et il fut autorisé à rentrer dans son logement 2, mais il ne l'occupa que quelques jours : la situation était encore très critique à Paris; M. Emery n'y serait resté que pour son ministère, et ce ministère était, par suite des circonstances, à peu près impossible, plus difficile certainement qu'à la Conciergerie, car il se savait espionné, et, s'il était indifférent à ce qui pouvait lui arriver à luimême, il voulait éviter de compromettre ceux qu'il eût désiré voir : au mois de septembre 1795, il demanda un passe-port, que lui accordèrent sans difficulté ses amis de la section du Luxembourg, devenue section de Mutins Scevola. et partit pour visiter son frère, dans le pays de Gex ^. Une fois près de la frontière, il trouva le moyen de gagner la Suisse et quelques mois passés à

I. Archives de la Préfecture de Police; prison du Plossis. a. Vie, etc., I, 369.

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