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M. PIHORET a 3
IVyon, sur les bords du lac Léman, lui procurèrent le repos dans la sécurité dont il avait le plus grand besoin. Il put ainsi se remettre de toutes ses fatigues et de toutes ses émotions. Mais en 1796, apprenant que la religion jouissait de nouveau d'un peu de liberté, il reprit le chemin de Paris, où nous le verrons bientôt rouvrir le séminaire dans une maison du faubourg Saint-Jacques.
Tous les prêtres insermentés n'avaient pas été emprisonnés : nous savons que les confrères de M. Emery avaient été relâchés en juillet 1793, après un court séjour à la prison des Carmes; à part MM. Duclaux et Montagne qui furent de nouveau incarcérés et sortirent ftn même temps que leur supérieur, et M. Rougane qui se laissa reprendre au Mont-Valérien et fut guillotiné, avec labbé de Fénelon Mes insermentés échappèrent pour la plupart à la persécution. Pendant les premiers mois de 1793, il suffisait de quelques précautions pour éviter les poursuites : ceux qui furent arrêtés avaient été imprudents ou avaient été spécialement visés par l'inimitié de quelque délateur.
Tel parait avoir été le cas de M. Pihoret, supérieur <le la maison des Missions Etrangères, rue du Bac. Mahieu, le curé jureur de Sainl-Sulpice, avait une vieille rancune contre lui : le i4 juin 1792, quelques jours avant la Fête-Dieu, son prédécesseur, le P. Poiret, dont il était alors le premier vicaire, l'avait envoyé se concerter avec M, Hody, qui dirigeait le sénjinairc des Missions, au sujet de la procession paroissiale ; le pro-