VNT0I\E-KLÉ0N01\E DE JlIGNÉ, ARCHEVEQUE DE l'VRIS
liné comme cadet à l'élal ecclésiastique, avait fait ses études dans la pieuse maison de Saint-\icolas-du- Chardonnet, puis au collège de Xavarre, dont il était docteur.
A peine ordonné prêtre, il avait été nommé vicaire fîfénéral par \rmand Bazin de Bezons, évéque de Carcassonne, qui était son parent. M. de Bezons, qui f?ouverna l'église de Carcassonne pendant près iVun deniisiecle (i 730-1 778), a été jugé très diversement par les historiens : on le disait janséniste et il s'en défendait ; — la première condition pour être janséniste, semble être de n'en pas convenir. — Kn tout cas, il fut l'advei-saire des Jésuites, qui le lui ont bien rendu ^ et il ne persécuta certainement pas les Jansénistes, ce qui lui \alut les éloges un peu trop mérités des Xoiivelles lu^ciésiastiques, organe ofliciel des « appelants ». Il y avait dans le clergé de Carcassonne des personnages qui dissimulaient moins leurs sentiments : l'un d'eux, M. de BesaucMe. doyen du Chapitre, accepta, en 1791. d'être é>êque constitutionnel du département de l'Aude ; il vouait une admiration sans bornes à M. de Bezons, et, en mourant, il demanda à être enterré dans le même tombeau que l'évêque dont il avait été le vicaire « général et l'ami -. On voit donc que M. de Bezons avait tout au moins des amitiés compromettantes ; mais on s'accordait pour dire que sa vie était régulière, sa piété un peu trop rigide, mais profonde, et que sa charité était inépuisable.